François Piquemal entouré des 69 membres de sa liste « Demain Toulouse à gauche et écologiste » derrière le Capitole. Crédits : Pierre Boitel

À moins de deux mois des élections municipales, le candidat à la mairie de Toulouse François Piquemal (LFI) a présenté ce mercredi 28 janvier les 70 membres qui formeront sa liste « Demain Toulouse à gauche et écologiste ». Le député en a aussi profité pour donner des précisions sur sa gouvernance de la Métropole en cas de victoire.

Un mois et demi après le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite), c’est au tour de François Piquemal (LFI) de présenter sa liste « Demain Toulouse à gauche et écologiste » en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Composée de 70 personnes, elle réunit six composantes politiques : La France Insoumise (LFI), l’Assemblée des Quartiers (ADQ), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), le Collectif pour une écologie populaire, Démocratie en commun et Tous Pour Toulouse. 14 candidats issus de la société civile complètent la liste menée par le député toulousain âgé de 41 ans. « C’est la liste fidèle et loyale au programme du Nouveau Front populaire », résume ce dernier.    

Les Insoumis en force, des figures connues en soutien

Sans surprises, la liste menée par François Piquemal est dominée par les Insoumis, qui comptent 29 colistiers sur les 70 de la liste. Quatre d’entre eux font partie des cinq premières têtes de liste : François Piquemal (numéro 1), Agathe Roby (numéro 2), Victoria Scampa (numéro 4) et Julien Cadieu (numéro 5). La liste compte aussi quelques noms connus, comme les députés Hadrien Clouet (LFI, 31ème sur la liste) et Anne Stambach-Terrenoir (LFI, 68ème sur la liste), mais aussi les chanteurs Hakim Amokrane (ADQ, 65ème sur la liste) du groupe Zebda, et Manu Galure (61ème sur la liste). À noter également la présence de la boxeuse triple championne de France Anissa Benyoub (12ème sur la liste).

Une liste « qui ressemble aux habitants »

Les colistiers de la liste « Demain Toulouse à gauche et écologiste » ont entre 19 et 85 ans. L’âge médian est de 42 ans, ce qui signifie qu’il y a autant de candidats âgés de moins de 42 ans que de personnes de plus de 42 ans. François Piquemal fait donc confiance à la jeunesse, avec notamment six étudiants parmi les 70 candidats. « Tout le monde est représenté dans cette liste : les jeunes, les moins jeunes, les travailleurs », déclare le candidat Insoumis, qui fait de la diversité de sa liste son principal argument. L’actuel député de la 4ème circonscription de Haute-Garonne revendique en effet une liste de colistiers aux profils professionnels différents et issus de tous les quartiers de la ville, notamment les quartiers populaires. « C’est une liste à l’image de Toulouse, qui ressemble aux habitants », affirme ce dernier. « On n’est pas une liste de CSP +, les plus précaires sont aussi représentés, c’est assez rare pour être souligné », complète Madeleine Parpet (NPA), numéro 8 sur la liste.

Confiant, François Piquemal prévient ses adversaires : « Il n’y a pas que des professionnels de la politique, mais c’est une liste d’expérience et de terrain, qui est prête à gouverner et à entrer au Capitole en mars ». « C’est une première dans l’histoire de la ville qu’il y ait une liste aussi représentative de sa population », ose même celui qui se dit « très fier d’être à la tête de cette liste ».

François Piquemal a présenté sa liste pour les Municipales lors d’une conférence de presse tenue le 28 janvier sous le regard de ses colistiers. Crédits : Pierre Boitel.

Une écologiste à la tête de la Métropole ?

Interrogé sur la présidence de la Métropole en cas de victoire en mars, François Piquemal a confirmé sa volonté de potentiellement confier le poste aux écologistes. Si la gauche parvenait à s’unir au second tour, le député verrait bien Hélène Cabanes, élue écologiste et future colistière de la liste « Vivre Mieux » menée par François Briançon, prendre les rênes de la Métropole. « Hélène Cabanes ferait une très bonne Présidente de la Métropole », a-t-il lâché à la surprise générale. Mais pour le moment, le député reste évasif. « On a aussi des bonnes candidates dans notre liste », a-t-il rappelé sans toutefois donner de nom.

Questionnée par Actu Toulouse, Hélène Cabane s’est dite « surprise » par la proposition de François Piquemal, qu’elle a poliment refusée : « François Piquemal est libre de dire ce qu’il veut, mais ce n’est pas lui qui prendra cette décision. Chez nous, les choses sont claires et ont été collectivement définies : notre chef de file, c’est Régis Godec ».

Ce qui est certain, c’est que François Piquemal veut un binôme paritaire dans la gouvernance de la mairie et de la Métropole : « On est en 2026, l’égalité entre les femmes et les hommes doit se traduire en politique ». En cas de victoire de François Piquemal, la Métropole serait donc dirigée par une écologiste ou une candidate de la liste menée par l’Insoumis. Sur ce dossier aussi, la campagne réserve son lot de surprises.

Une dernière place prévue pour un remplaçant

À Toulouse, le Conseil municipal compte 69 sièges, mais les listes peuvent présenter jusqu’à 71 candidats afin de prévoir deux remplaçants en cas de départ en cours de mandat. La liste « Demain Toulouse » a pour l’instant dévoilé 70 noms. Une dernière place est donc laissée vacante pour un remplaçant, qui sera « peut-être annoncé dans les semaines qui viennent », selon François Piquemal.