Dans deux mois, les résultats des élections municipales vont peut-être tout changer en Occitanie. Crédits : Wikimedia Commons.

Dans deux mois, on connaîtra enfin les nouveaux maires. Et la région Occitanie ne va pas échapper aux tendances nationales: qui va réussir à briguer un nouveau mandat ? Qui rendra son écharpe ? Qui ne se représentera pas ? Éléments de réponses sur quatre villes de la région, à surveiller lors des prochains scrutins.

À Toulouse, l’impossible alliance à gauche ?

Dans la capitale de la région Occitanie, la gauche compte bien reprendre le contrôle du Capitole. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est unie face à Jean-Luc Moudenc, le maire sortant. Il y a en effet deux candidats principaux : François Briançon, à la tête d’une coalition de gauche menée par le Parti Socialiste, et le député insoumis de la 4ème circonscription de la Haute-Garonne, François Piquemal. Pour le moment, le maire sortant, qui a présenté sa liste de 69 colistiers, caracole en tête des sondages pour le premier tour. 

Crédité à 33% dans le sondage du laboratoire d’études d’opinion Cluster17, Jean-Luc Moudenc est cependant menacé par les candidats de la gauche : Briançon atteint la barre des 30% et Piquemal complète le podium avec 23%. Le Rassemblement National, avec Julien Leonardelli, semble hors jeu pour le moment, avec des estimations autour de 10%. 

À noter donc qu’une union de la gauche au second tour entre les listes de François Piquemal et de François Briançon permettrait mathématiquement une victoire de la gauche selon ce sondage, mais les tensions nationales entre La France Insoumise et le Parti Socialiste compromettent cette possibilité. Cette union sera donc sans doute tout l’enjeu du second tour. Dans tous les cas, la main a été tendue par François Piquemal.

LIRE AUSSI : « MÉLENCHON, C’EST DU BONUS. » À TOULOUSE, SALLE COMBLE POUR FRANÇOIS PIQUEMAL, ADOSSÉ SUR SON PARRAIN POLITIQUE

Perpignan : la place forte du Rassemblement National

C’est la seule ville de plus de 100 000 habitants en France dirigée par le parti d’extrême droite. Son maire, Louis Aliot, vice-président du parti au niveau national, compte bien briguer un nouveau mandat. Et pour le moment, les sondages lui donnent raison. Le dernier de l’Indépendant, paru en décembre 2025, lui donne au maximum 44% des voix rien que pour le premier tour. Il affronterait au second tour Michaël Idrac, le candidat de la France Insoumise, crédité à 17%, qui peut compter sur le soutien des jeunes générations.

À noter que d’autres villes sur l’arc méditerranéen sont dans le viseur du Rassemblement National avec des candidats à Narbonne, Carcassonne,Montpellier et Béziers

Montauban : la scène d’un duel fratricide pour la succession de la maire sortante

À Montauban, c’est un affrontement au sein même de la majorité municipale qui va rythmer les élections de mars prochain. Alors que Didier Lallemand avait été choisi par la maire sortante Marie-Claude Berly, Thierry Deville (LR), le premier adjoint de cette dernière s’en prend violemment à son rival. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Thierry Deville s’offusque de l’appropriation du bilan municipal par le dauphin choisi par la maire.

Une attaque qui va lancer sans doute une campagne houleuse entre les deux candidats, qui tentent, avec leur liste, d’incarner la succession de Marie-Claude Berly à la mairie de la préfecture du Tarn-et-Garonne.

Rodez : le maire sortant s’imposera-t-il face au député ?

La préfecture de l’Aveyron sera également une commune à suivre lors des prochaines élections municipales. Christian Teyssèdre, maire depuis 17 ans, souhaite se représenter une nouvelle fois pour un quatrième mandat, face à un Stéphane Mazars, député Renaissance de la première circonscription. L’enjeu est de taille entre ces deux poids lourds locaux, qui avaient tous deux remporté leur élection respective (municipales et législatives) haut la main. Reste à savoir si le député, ancien adjoint au sport de Christian Teyssèdre entre 2008 et 2017, arrivera à déloger le maire sortant de l’hôtel de ville.