L’accusé a brisé les vitres de quatre voitures dans la nuit du 26 au 27 janvier.
Dans la nuit du 26 janvier à Toulouse, plusieurs riverains ont été réveillés par des bruits de vitre cassées. Un individu a détruit avec un marteau brise-vitre les fenêtres de plusieurs véhicules pour y dérober des objets. Interpellé par les forces de l’ordre dans la nuit, il comparaît au Palais de Justice de Toulouse ce 28 janvier. Il a été condamné à 8 mois de prison et une interdiction du territoire français de 5 ans.
Un grand silence s’installe dans la salle d’audience du Palais de Justice de Toulouse quand Monsieur L entre dans le box des accusés, encadré par deux policiers. La juge commence par énoncer le contenu du dossier. Les faits se sont déroulés à l’est de l’agglomération toulousaine. Monsieur L est accusé d’avoir commis quatre vols dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026 dans des véhicules de particuliers. L’individu était vêtu d’un jogging noir avec une bande blanche, d’un sac bandoulière et d’un cache cou. À l’aide d’un marteau brise-vitre, il fracture les vitres et y récupère plusieurs objets de valeur. Entre autres : des écouteurs connectés et des pièces de monnaies étrangères.
Certains riverains, réveillés et alertés par le bruit, préviennent la police et tentent de faire fuir l’accusé avec des cris.
Les forces de l’ordre interpellent Monsieur L vers 4 heures 45 du matin, après avoir repéré ses comportements suspects. Il aurait notamment jeté son marteau brise-vitre utilisé pour détériorer les véhicules et se serait caché derrière des buissons à l’arrivée de la police.
Le prévenu rejette toute accusation
Face à ces accusations, Monsieur L reste impassible et nie catégoriquement les faits. Il affirme ne pas avoir connaissance du marteau brise-vitre. Quand la juge lui demande d’expliquer pourquoi il détenait des pièces de monnaie étrangères lors de la fouille des forces de l’ordre, il soutient les avoir simplement trouvées par terre. Quant aux écouteurs, l’accusé affirme les avoir simplement ramassés.
Bis repetita au moment d’expliquer pourquoi il avait la même tenue vestimentaire que le principal suspect sur les caméras de surveillance au moment de son interpellation : « Tout le monde porte ce pantalon. C’est le dernier à la mode, le dernier sorti », déclare-t-il simplement.
À noter que l’accusé est multirécidiviste pour des faits similaires : vols avec ruse et dans des locaux d’habitation. Monsieur L était également visé par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) pour une durée de trois ans, encore en vigueur au moment des faits.
Une condamnation malgré quelques zones d’ombre selon la défense
L’avocate de la défense a tenté de montrer plusieurs zones d’ombres sur les faits : plus d’une heure entre le signalement des faits et l’interpellation des forces de l’ordre, une description vestimentaire peu claire et une absence de photos au moment de la garde à vue pour certifier que la tenue du prévenu correspondait aux déclarations des victimes.
De son côté, le procureur de la République a demandé une condamnation et ce « en raison d’un faisceau de convergence d’indices » : pour lui, l’ensemble des éléments convergent vers la démonstration de la culpabilité de l’accusé.
Il requiert que Monsieur L soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et qu’il soit condamné à 12 mois de prison, avec pour peines complémentaires un maintien en détention et une peine de 5 ans d’interdiction du territoire français.
Après le retrait pour décider du délibéré, la juge annonce que le tribunal reconnaît coupable Monsieur L pour les faits qui lui sont reprochés. Il est condamné à 8 mois de prison et une interdiction de cinq ans du territoire français. Une procédure ultérieure doit désormais avoir lieu à la demande des victimes réunies en partie civile, qui souhaitent avoir un délai plus long pour estimer le montant des dégâts causés par l’acte de Monsieur L.
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