Le 30 janvier 2026, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (divers droite) a souhaité la bonne année devant 450 toulousains, réunis sous la coupole de la chapelle de la Grave, en centre-ville.
Le vendredi 30 janvier 2026, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a clôturé sa tournée annuelle des vœux à la chapelle de la Grave dans le quartier Saint-Cyprien. « C’est la dernière fois que je vous présente mes vœux en tant que maire sous mon second mandat », a-t-il lancé aux 450 personnes venues l’écouter.
Pendant près de deux heures, il a défendu le bilan municipal sur l’année 2025. Entre satisfaction et critiques, les sympathisants présents ont témoigné leur soutien au locataire du Capitole. « Un maire de droite qui arrive à tenir dans une ceinture très rouge, c’est extraordinaire », partage Juliette, une spectatrice de 77 ans.
Un bilan positif malgré la tension budgétaire
« L’impact de la situation nationale nous a conduit à prendre des décisions pas forcément agréables », a déploré le candidat à sa réélection en mars prochain. En effet, la ville et la métropole ont subi une « ponction de 50 millions d’euros », qui a conduit notamment au non renouvellement des contrats d’agents publics et à la baisse des subventions aux associations en 2025.
Il a en outre pointé du doigt l’absence de budget national pour 2026 à ce jour. Un budget qui prévoit de réduire de 2 milliards d’euros les aides aux collectivités territoriales, et qui devrait être adopté par 49.3 dès ce lundi 2 février. Pour autant, les admirateurs du maire toulousain sont satisfaits : « Les gens de mon âge sont bien traités et pas oubliés », partage Lucien, 76 ans.
Dans ce contexte tendu, Jean-Luc Moudenc a félicité le « dynamisme » de la métropole et son titre de ville la plus attractive de France au baromètre Arthur Lloyd. « On peut être fiers d’être toulousains » a-t-il scandé. Il a aussi rassuré ses administrés, en annonçant pour 2026, un budget municipal « équilibré et volontaire. » Il promet « beaucoup d’investissements, sans hausse des taux d’impôts, pour garantir le maintien des services publics. »

« Il a embelli la ville »
La politique d’urbanisme menée à Toulouse en 2025 semble avoir conquis ces Toulousains. « Il a embelli la ville et l’a rendue visible à l’international », partage une sympathisante de 61 ans. Un rayonnement international que n’a pas oublié de souligner l’élu, insistant entre autres sur le classement de Toulouse en numéro 1 des destinations urbaines par le guide touristique Lonely Planet.
Il s’est félicité des projets à venir, dont l’ouverture du parc de l’ile du Ramier ou le lancement du chantier de la Cité de la natation. La sauvegarde du patrimoine, à l’image de la réouverture du Château d’eau ou celle du musée des Augustins, a aussi touché ses soutiens. « C’est important de faire redécouvrir ces monuments », souligne Philipe, avocat de 61 ans. Ils sont toutefois critiques sur la question de la mobilité : « On n’en peut plus des vélos » se plaint une sympathisante. Pour d’autres comme Lucien, il faut « régler le problème de la propreté. »
Les municipales en ligne de mire
Si certains spectateurs sont déjà convaincu de « voter pour lui » en mars prochain, d’autres sont critiques envers la stratégie du maire sortant. « La campagne est raté donc Moudenc devient agressif », déclare Philippe. Il reste cependant optimiste : « tout est faisable. » Catherine, électrice de 62 ans, est quant à elle, « persuadée de son programme » : « Il y a des bonnes mesures pour lutter contre l’insécurité et rétablir l’ordre. »
Interrogé à la suite de son discours, Jean-Luc Moudenc a rappelé « l’importance d’entretenir cette proximité avec les toulousains. » Il n’a pas souhaité aborder en détail l’échéance électorale à venir mais s’est montré confiant. « Je serais plus inquiet si j’étais certain de perdre. »
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