Le RSA jeunes, réalité ou effet d’annonce
Publié le : 13 octobre 2009Surprenant. La Caisse d’allocation familiale (CAF) regrette « ne pas avoir plus d’informations que la presse sur la question » et pourtant c’est elle qui devrait mettre en place très prochainement le dispositif RSA jeunes.
Aussitôt la déclaration de Nicolas Sarkozy entendue, beaucoup de jeunes veulent savoir quand il sera possible de bénéficier du RSA, et quel sera le montant de cette aide. C’est ainsi que la CAF se retrouve dans l’impossibilité de renseigner les personnes qui viennent les voir. "Je préférerais que les déclarations politiques soient faites lorsque le projet de loi est bouclé et les décrets d’applications votés" nous confie Brunot Serraz, responsable de la communication de la CAF de Haute-Garonne. Une collaboration préalable lui éviterait de se retrouver sans réponse face aux nombreuses questions. Mais, ce n’est pas nouveau. En 1988 "quand Rocard a mis en place le RMI , le décret d’application est apparu fin décembre, et le RMI devait-être efficace pour début janvier. Pour le personnel de la CAF, il n’y a pas eu de vacances de Noël, du personnel travaillait même le week-end", raconte Brunot Serraz. Donc, pas étonnant que pour le moment, personne n’en sache guère plus que ce qui a été déclaré le 29 septembre par Nicolas Sarkozy à Avignon, et par Martin Hirsch, haut commissaire à la jeunesse.
Le RSA doit être étendu au début de l’année 2010 aux moins de 25 ans, à condition d’avoir travaillé au moins deux ans à temps complet sur les trois dernières années. Selon les estimations de l’Elysée, cette extension devrait toucher 160 000 jeunes. Le montant du budget alloué au RSA jeunes serait de 250 000 euros, soit environ une aide de 130 euros par mois et par jeune. Le dispositif doit être voté par les députés en novembre dans la loi de finances de 2010. La CAF, simple prestataire de l’Etat, attend donc pour être plus précise dans les démarches à adopter. Cependant, avec le taux de chômage actuel des actifs de 16-25 ans qui s’élève à 23,9% au deuxième trimestre 2009*, soit quasiment un jeune sur quatre, beaucoup se demandent si ce n’est pas, seulement, une mesure « pansement ».
Source dépêche AFP PARIS, 28 sept 2009 (AFP)



