Xkiouze.com, un buzz très com’

Publié le : 8 mars 2010

À l’heure de l’internet et du buzz, les sociétés et les agences de pub ont bien compris l’utilité des campagnes virales sur la toile. Dernier exemple en date un vrai faux site de fausses excuses (Xkiouze.com) derrière lequel se cachait une société de soutien scolaire. Petite leçon de buzzing pour apprentis communicants.

Phase 1 : la supercherie

Pour faire un bon buzz, prenez un concept qui choque, par exemple un site proposant des alibis bidons pour des écoliers flemmards. Un maître mot : soyez crédibles ; proposez par exemple un faux certificat de vol, ou un faux certificat de décès à 7,90 €, le tout sur un site bien conçu et très « 2.0 ».


Mieux que des xkiouzes
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Ensuite, communiquez. Postez des vraies fausses vidéos sur des plateformes communautaires pour qu’elles se répandent comme une trainée de poudre sur la toile. Envoyez des communiqués aux grands médias nationaux et avec un peu de chance vous aurez droit à un papier dans Le Monde, aux réactions courroucées des syndicats d’enseignants et de parents d’élèves, à une « expertise juridique » de l’éducation nationale… laissez buzzer un peu et vous voilà prêts pour la phase 2.

Phase 2 : la vérité


Encore mieux que des xkiouzes
envoyé par xkiouze. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
C’est lors de cette phase que vous révélez votre vraie identité et le vrai produit pour lequel vous travaillez : dans le cas de Xkiouze.com, une société de soutien scolaire. N’hésitez pas à en faire des tonnes. Une petite leçon de morale en fin de vidéo du genre : « Tu crois encore au Père Noël ? Au lieu de [...] chercher des excuses bidons, connecte-toi avec un prof » est la bienvenue. Tout le génie de votre campagne réside dans cette phase. La visibilité de votre buzz confèrera une visibilité toute aussi grande à votre marque. Votre vrai nom sera cité gratuitement, ce qui est beaucoup moins cher qu’une publicité dans Le Monde. Et vous voilà exposé comme vous ne l’auriez sans doute jamais été avec une campagne classique. Sinon il reste toujours le traditionnel « J’ai pas pu vous rendre mon papier, madame, mon chien l’a mangé ».
Victorien Tronche