Une première bougie pour l’Institut Confucius
Publié le : 8 décembre 2010Une année déjà que le centre promeut la culture chinoise dans la ville rose.
L’Institut Confucius de Toulouse a un an. A l’instar des 282 autres établissements présents dans le monde, son rôle est de promouvoir l’apprentissage du mandarin et de faire rayonner la culture chinoise à l’étranger. Sur le modèle des alliances françaises, professeurs et dirigeants sont formés pour accueillir les étudiants chinois en échange, mais aussi les Français curieux de s’initier à cette culture si particulière.
Après un an d’existence, la formation proposée par l’Institut Confucius, basé à l’IEP de Toulouse, est une vraie réussite. "Nous avions une centaine d’élèves aux cours de mandarin l’année dernière, alors qu’aujourd’hui, il y a plus de 300 inscrits", explique Mr Hen, professeur et co-directeur de l’institut. Autre fierté pour cette première année, l’été passé, une dizaine d’ étudiants français ont bénéficié d’un échange universitaire en Chine. Un succès inespéré lors de la création de l’institut en décembre 2009.
Pas seulement des étudiants
Actuellement, les cours ont lieu sur trois sites. L’IEP de Toulouse est le principal et sert également de bureau central, mais des antennes sont présentes à l’école Saint-Joseph où les cours sont donnés à des collégiens et lycéens, et à l’Université Champollion d’Albi. Des classes qui ne sont pas réservées qu’aux étudiants,"nous avons le personnel de l’UT1, des ingénieurs, des professionnels de l’aérospatial…", se félicite le professeur. La prochaine ambition est d’implanter une classe sur le site d’Airbus pour « porter les couleurs de l’institut et de la Chine dans un lieu symbolique à Toulouse », affirme Mr Hen.
Si l’avenir semble prometteur pour l’institut, un bémol entache son succès. "Depuis que Mr Sarkozy est président, il est de plus en plus difficile pour les étudiants chinois d’avoir un visa et de pouvoir le renouveler", assure notre interlocuteur. Une politique qui met un frein à la volonté d’échange et de partage des cultures entre Français et Chinois, le but principal de l’institut.


