Un salon des sports varié à l’extrême
Publié le : 5 novembre 2009Quel est le point commun entre un poney, une soufflerie géante, un skate-park et le body-building ? Le salon des Sports de l’extrême de Toulouse, qui avait lieu les 24 et 25 octobre à la salle des expositions du Ramier. Pour sa deuxième édition, l’événement a attiré pas moins de 15 000 visiteurs dans ses démonstrations de loisirs en tout genre...quitte à mélanger, bien souvent, sports extrêmes et sports de salon.
Ligues, sportifs, passionnés et non initiés des loisirs à sensations fortes ont pu profiter de12 000 mètres carrés d’installations sportives, dont un skate-park de 2 000 mètres carrés et une piscine géante. Plus d’une centaine d’exposants sont venus présenter les activités délirantes les plus en vogue du moment. Avec, à la clé, la finale pro et amateur du Festival international des Sports de l’extrême (remporté cette année par Jean-Baptiste Patavit en BMX, et Nicolas Auroux en roller).
Au-dessus d’un parterre de jeunes agglutinés devant le dernier jeu-vidéo de foot à la mode, un homme plane en combinaison bleue fluo. Deux élastiques de huit mètres le retiennent par les bras, l’empêchant d’être propulsé dans les airs par la soufflerie placée juste en dessous de lui, qui lui balance un vent de 180 km/heure dans le thorax et déforme son sourire béat.
Devant les stands de plongée, de roller, de football américain et d’escalade, des enfants déambulent sur de curieux engins - situés quelque part entre le vélo et la trottinette sur l’échelle du marketing de la glisse - passant de justesse entre un père de famille juché sur un vélo du XIXè siècle et un étudiant vacillant sur ses échasses articulées.
« C’est cette émulation que j’aime ici, raconte Alex, jeune entraineur de basket-ball venu s’ouvrir pour le week-end à d’autres sensations. On peut tester tellement de choses différentes, et noyé dans la foule, on n’a pas peur du ridicule. Je me suis découvert une passion pour le hover-board, alors que je n’aurais jamais pensé en essayer un un jour. » En libre service, les skate à deux roues étaient il est vrai les rois du salon ; on ne pouvait faire deux pas sans croiser un jeune se déhanchant sur sa planche. Alex repartira avec la ferme envie de s’en acheter un.
Adrénaline ou massages
Si les jeunes étaient sur-représentés dans cet antre de l’auto-démonstration et du plaisir débridé, un certain mélange des générations s’opérait sur le terrain : pères et mères avaient cru bon d’accompagner leur progéniture. Cependant, loin de l’apologie du risque et des frissons annoncés, on trouvait également des activités qui avaient plus à voir avec le salon qu’avec l’extrême : tennis de table, massages, badminton, et jusqu’à la peinture de portraits d’animaux. Étienne, étudiant en robotique venu un peu par hasard, ne cachait pas sa perplexité : « J’étais venu pour les sensations fortes, l’adrénaline, et je me retrouve face à un cours d’aérobic. »
Même constat pour Maya, étudiante en psychologie venue pour se défouler, mais qui n’a pu essayer tout ce qu’elle aurait souhaité. « Il n’y en a que pour les hommes. Je voulais essayer les échasses articulées, et il n’y pas de taille pour les femmes. Pareil pour les démonstrations de professionnels, on ne voit que des hommes. A part pour la danse et les massages bien-sûr. Mais si je veux faire du football américain, pourquoi je ne pourrais pas ? »
Ce Salon a rassemblé plus de monde que l’année dernière et s’est en cela rapproché des rendez-vous incontournables du calendrier toulousain, mais en s’éloignant sensiblement des puristes de la discipline.



