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Trois questions à... Jean Henry, président du Comité régional d’équitation

Publié le : 19 février 2010


Les chevaux aussi ont besoin d’être représentés. C’est le rôle du Comité régional d’équitation Midi-Pyrénées, avec 16 élus au comité directeur, et une centaine de bénévoles. Leurs missions : représenter les licenciés, aider les clubs, organiser et promouvoir activités et disciplines équestres.

Jean Henry est le président du Comité régional d’équitation depuis le 29 janvier 2009. Son métier ? Toxicologue à la police scientifique… mais il est également juge national de concours de saut d’obstacle à ses heures, et ne délaisse jamais longtemps le monde de la plus belle conquête de l’homme.


Comment êtes-vous arrivé à ce mandat de président du Comité régional d’équitation ?

Je suis tombé dans l’équitation étant petit ! Mon père en faisait aussi, et je suis sorti en compétition jusqu’à ce que les études prennent le dessus. Etre aujourd’hui président du Comité est un challenge vraiment passionnant intellectuellement. La partie la plus grisante, c’est de mener de nouveaux projets. Par exemple celui de faire de l’hippodrome un stade équestre régional, qui pourrait accueillir des compétitions de nombreuses disciplines : dressage ; obstacle, mais aussi attelage, polo, TREC (1)… et pourquoi pas un centre régional d’entraînement pour l’endurance.

Pourquoi participer au mois des sports équestres à La Cépière ?

C’est d’abord une volonté d’ouvrir l’hippodrome au grand public. On espère ainsi susciter des vocations, par exemple parmi les enfants qui viennent faire un baptême à poney. Peut-être qu’après ce contact avec les chevaux, ils se rapprocheront des clubs. Il existe 21 disciplines équestres, et il y a de quoi trouver chaussure à son pied dans la région, du tourisme équestre au poney polo.
C’est également un moyen de créer des liens entre deux mondes bien différents : celui des courses et celui des sports équestres, même si nous sommes tous des gens de chevaux. En plus, avec l’hippodrome nous avons une structure adaptée en ville, alors il faut en profiter.

La filière des courses est-elle un pilier important pour l’ensemble du monde équestre ?

Elle l’est dans le sens où les gens parlent de chevaux. D’une manière ou d’une autre, il y aura une retombée pour les sports équestres : les petits-enfants qui voient leur grand-père aller à l’hippodrome pourront avoir envie de monter à cheval. Et aujourd’hui, les sports équestres se portent bien, l’équitation se démocratise, le nombre de licenciés est en constante augmentation.

(1) Techniques de randonnée équestre

[/Propos recueillis par Marie Deshayes/]

Marie Deshayes