Toulouse, le nouveau terrain des sports urbains
Quand la ville devient plus qu’un lieu de vie et de travail, elle se transforme en… terrain de sport. En effet, depuis quelques années, la pratique des sports urbains se développe dans nos cités.
De quoi s’agit-il ? Est-ce dangereux ? Est-ce reconnu par l’Etat ? Voilà les questions que de nombreux habitants se posent en croisant toutes sortes d’engins plus surprenants les uns que les autres.
C’est quoi un sport urbain ?
Comme l’indique la Ligue Française des Sports Urbains (LFSU), c’est la rue qui détermine la pratique. Et c’est ce qui séduit de nombreux adeptes. Nul besoin d’aller bien loin pour trouver un terrain, le sport urbain s’adapte à son environnement et l’utilise de manière ludique. Pour ce qui est des disciplines, elles sont nombreuses ! Vous connaissez probablement déjà certains types de planches, ou encore le monocycle. Peut-être avez-vous déjà croisé un Segway ou des échasses urbaines au détour des rues… Mais un petit tour sur le web (www.skyppy.fr) vous permettra de mesurer la diversité des engins !
Les sports urbains, attention danger ?
Comme tout sport, les sports urbains comportent leur part de risques. Mais rien ne sert de dramatiser. Il suffit simplement de bien s’équiper avec du matériel et des protections adaptés, et de suivre une petite formation pour pouvoir pratiquer en sécurité. A Toulouse, les sports urbains sont plutôt bien encadrés. En effet, la ville est précurseur en la matière. D’ailleurs, c’est en Midi-Pyrénées que s’est créée la première Fédération Régionale des Sports Urbains. L’occasion de parler de la boutique Skyppy, qui est pour beaucoup dans la démocratisation de ces pratiques urbaines, et qui s’investit pour faire avancer la ville rose en la matière.
Un rendez-vous en ville
La boutique Skyppy existe depuis avril 2009, mais elle a en réalité fait son apparition sous forme associative en janvier 2007. Pour les deux fondateurs de Skyppy, l’histoire commence en 2006 avec la découverte sur Internet des échasses urbaines. Immédiatement séduits, il leur a fallu importer deux modèles directement de Chine à un prix élevé pour pouvoir les tester et les faire découvrir autour d’eux. Lorsqu’un importateur français est apparu, ils ont lancé les animations.
Aujourd’hui, Skyppy propose notamment des échasses à 300 euros, prix qui se justifie notamment par des royalties élevés. Si l’investissement paraît important, il est à comparer avec celui des concurrents étrangers, qui profitent souvent de leur situation de monopole dans leur pays. Pour ceux qui souhaitent simplement découvrir, il est aussi possible de faire une initiation (entre 13 et 15 euros) comprenant le prêt du matériel par la boutique.
L’esprit associatif demeure
La boutique est précurseur dans le domaine en France, et parvient à maintenir son avance grâce au réseau qu’elle a construit. L’esprit associatif du début n’y est pas pour rien. Manu, de Skyppy, l’explique : « Les clients finissent par devenir des amis ». En effet, les sports urbains fédèrent leurs utilisateurs autour de rassemblements. Le mardi est destiné aux échassiers, le mercredi aux planches, le jeudi au monocycle et le vendredi, plus connu, est le rendez-vous de la rando-roller.
L’objectif de Skyppy ? Faire installer la Fédération Française des Sports Urbains à Toulouse. Sur le plan gouvernemental, des Etats Généraux des Sports Urbains ont été organisés. Malgré sa participation à l’événement, Skyppy se montre réticent aux initiatives de Rama Yade. Pour la boutique, le gouvernement cherche à encadrer les sports urbains en espérant que les associations paient la note. Selon Manu, sur les 40 000 euros de subvention demandés par la Fédération Française des Sports Urbains, seulement 2 000 ont été accordés, à peine de quoi financer le site Internet et la communication.
Le 10 avril 2010, la boutique Skyppy fera une présentation place du Capitole. Skyppy : 8, place Arnaud-Bernard - 31000 Toulouse




