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L’engagement des jeunes en politique

Syndicat cherche électeurs désespérement

Publié le : 16 décembre 2010

On parle souvent de la faible syndicalisation des travailleurs, mais les étudiants ne semblent pas plus motivés lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts au sein des universités. Seulement 1% d’entre eux sont syndiqués, et les élections étudiantes battent des records d’absten­tion  : 92,2% pour les élections des représentants étudiants au Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et sociales) en mars 2010.

Pourtant, ces élections concernent directement les étudiants : leurs élus participent au conseil d’administration des CROUS régionaux, qui gèrent entre autres choses les bourses, les restaurants universitaires et les attributions de logements en résidences. Comment expliquer ce désintérêt ? Pour Agnès, qui n’a pas voté à ces élections, « il y a un gros déficit de communication. Je ne savais même pas qu’il y avait des élections, et je suis encore incapable de dire à quoi elles servent ».

Il faut dire que dans la profusion des listes présentées, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. A côté des syndicats étudiants traditionnels, tels l’Unef, l’Uni, SUD étudiant ou la FSE, on trouve aussi de nombreuses associations se revendiquant comme non syndicales, telle la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) ou le PDE (Promotion et défense des étudiants). Ces organisations ont pour objectif de défendre les initiatives associatives.

Mais ce n’est pas pour autant la fin des syndicats étudiants. L’Unef reste majoritaire au Crous, et les autres syndicats ont souvent des représentants dans les conseils d’administration dans les facultés. Manu, syndiqué à l’Aget-FSE à Toulouse, insiste sur l’importance des syndicats à l’université : « Quand on est étudiant, on a des intérêts en commun avec les autres étudiants. Se syndiquer, ça permet de les défendre ensemble ». D’autant que, malgré la faible participation aux élections, les syndicats restent les principaux représentants des intérêts des étudiants.

Nolwenn Quioc