Retraites : les universités toulousaines veulent accentuer la pression
Publié le : 20 octobre 2010Alors qu’une assemblée générale a voté le blocage de l’université du Mirail ce mardi 19 octobre, les étudiants de l’Arsenal tentent eux aussi de mobiliser leur campus.
La contestation étudiante commence à prendre forme. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, sur les 83 universités que compte l’hexagone, quatre sont perturbées (Caen, Poitiers, Paris-8, Orléans), et une seule bloquée (Pau). Des chiffres qui ne prennent cependant pas en compte les différentes universités qui ont voté un blocage et ont été fermées administrativement.
Ainsi à l’université du Mirail, réputée particulièrement active lors des mouvements sociaux, l’assemblée générale du mardi 19 octobre à voté le blocage de l’université à une courte majorité. Une décision qui a engendré une fermeture administrative du campus par la direction de l’université. Conséquence directe, l’assemblée générale prévue ce mercredi a été annulée. Pour le comité de lutte du Mirail, ces fermetures sont “un obstacle clair à la mobilisation”.
L’UT1, une université difficile à mobiliser
Si l’UT1 est de tradition plus discrète lors des mouvements étudiants, la mobilisation prend progressivement de l’ampleur comme en témoigne la progression de la participation à l’assemblée générale de ce mercredi 20 octobre. Environ 200 étudiants se sont ainsi réunis pour débattre du projet de réforme des retraites et des actions à venir.
Malgré des débats parfois houleux entre partisans de la réforme (notamment le Mouvement des Etudiants) et opposants, la revendication d’un retrait du projet de loi sur la réforme des retraites a été votée à une large majorité. De même, "l’Appel de Nantes", texte résumant les revendications étudiantes a été massivement approuvé (texte complet : http://www.hns-info.net/spip.php?ar...).
Quatre personnes ont également été désignées pour représenter l’université à la première coordination nationale étudiante qui se tiendra ce week-end à Rennes. Un rassemblement qui pourrait donner un nouvel élan à la contestation au niveau national. En attendant, les membres du comité de lutte espère davantage d’étudiants pour la manifestation toulousaine prévue demain matin jeudi…


