Le Mirail toujours en lutte
Publié le : 2 novembre 2010Nouvelle assemblée générale ce midi à l’Université du Mirail. Le blocage de la faculté était à nouveau proposé au vote pour soutenir la mobilisation contre la réforme des retraites.
La réforme est votée et pourtant, la mobilisation continue à l’Université du Mirail. Après un blocage et un déblocage [1] de la faculté, la question des piquets de grève était à nouveau en jeu lors de l’assemblée générale tenue ce mardi 2 novembre à midi.
Au menu de l’AG
Trois points étaient à l’ordre du jour de l’AG. Le premier concernait le bilan des actions menées contre la réforme des retraites mise en place par le gouvernement. Le second permettait aux intervenants à la tribune de s’exprimer sur la dite réforme en donnant un point de vue argumenté. Pour finir, le troisième point posait la question des perspectives d’action à venir.
Si le consensus régnait autour du rejet de la réforme des retraites, la question du blocage de l’Université créait en revanche la discorde.
"Il faut savoir continuer une grève"
En dépit du vote de la réforme, le comité de lutte du Mirail refuse de baisser les bras. Mais l’assemblée se divise sur la question des moyens d’action.
D’un côté, il y a ceux qui considèrent que le blocage est le seul moyen de poursuivre un mouvement massif sur le campus. "Sans blocus, pas de mouvement", affirme Tom. Mylène est boursière et chacune de ses absences en TD met en péril sa bourse. Pour elle, le blocage est le seul moyen pour permettre aux boursiers de manifester.
De l’autre, il y a ceux qui s’opposent à l’arrêt des cours. Principale inquiétude, l’absence en classe. Nombreux sont les étudiants à venir affirmer que l’engagement dans un mouvement n’exclut pas la réussite aux examens. Yann en plaisante : "La seule année que j’ai ratée, c’était mon M1 et il n’y avait pas eu de grève cette année là".
Une opposante au blocus fait sensation lors de son passage à la tribune. Il s’agit de Marie Bouchet, enseignante en anglais au Mirail. Elle met en avant le fait que les blocages nuisent à l’image de l’Université. Elle affirme que chaque année, le Mirail enregistre une baisse des inscriptions, ce que certains remettront en question.
En somme, deux points de vue s’opposent. Celui de ceux qui considèrent que le blocage permet de "massifier" le mouvement de contestation et celui de ceux, comme Romain, militant UNEF, qui pensent que cela "vide la faculté" et appauvrit les cortèges.
Le résultat des votes
Pas moins de onze points ont été votés à l’issue des interventions. Voici les principales décisions de l’assemblée générale.
Occuper un lieu de l’université pour en faire un lieu de dialogue : Pour.
Manifester jeudi 15h au départ de St Cyprien : Pour.
Nouvelle AG jeudi à 12h30 : Pour.
Vote contradictoire : blocage dès ce soir ou blocage à l’ordre du jour jeudi ? : A l’ordre du jour jeudi.
Voter avec les cartes d’étudiant ou les certificats de scolarité (+pièces d’identité) sur la question des piquets de grève, le lendemain des AG : Contre.
La mobilisation se poursuit
Arsenal
Mercredi RDV à 7h30 pour tracter devant la fac.
Jeudi RDV à 7H pour tracter devant la fac et AG à 12h30.
Mirail
Jeudi à 5h du matin, blocage de l’aéroport de Blagnac.
Jeudi à 12h30, nouvelle AG.
Mouvement national samedi 6 novembre
[1] blocage du 19 au 22 octobre 2010





