Les étudiants entrent dans la danse
Publié le : 14 octobre 2010« Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». Nicolas Sarkozy n’a cette fois pas osé répéter ce qu’il avait affirmé en 2008. Ce 12 octobre à Toulouse, ils étaient entre 30 000 et 145 000 à battre le pavé contre le projet gouvernemental sur les retraites. Si les chiffres font débat, policiers et syndicats sont d’accord sur une chose : cette manifestation a été la plus forte depuis le début des mobilisations.
C’est la présence des étudiants et des lycéens dans les cortèges qui a fait prendre un nouveau virage à la contestation. La rentrée universitaire récente du Mirail a sans aucun doute joué un rôle prépondérant dans cette évolution. Mais cela n’explique pas tout. De nombreux étudiants semblent en effet prendre conscience que les jours sont comptés s’ils veulent faire pression sur le gouvernement. Alors que l’on sait qu’ils sont une des populations les plus touchées par le chômage, les jeunes s’inquiètent pour leur futur si le temps de travail s’allonge. Conscients que le temps presse et soucieux de leur avenir professionnel... Finalement, les étudiants ne sont peut-être pas si manipulés que la droite l’affirme.


