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Le mouvement étudiant se termine

Publié le : 18 novembre 2010

Le déblocage du Mirail la semaine dernière semble avoir sonné le glas de la contestation étudiante toulousaine contre la réforme des retraites. Mais malgré un essouflement certain, les étudiants veulent orienter la mobilisation vers d’autres combats.

Ce qui était déjà dans l’air la semaine dernière semble cette fois une réalité : la contestation étudiante contre la réforme des retraites prend fin. L’assemblée générale de l’UT1 d’hier, mardi 16 novembre, a fait figure de bilan du mouvement entre les membres du comité de lutte tant l’affluence était faible. Au Mirail en revanche, ils étaient encore plus de 700 étudiants réunis en assemblée générale sans pour autant que l’on puisse parler d’un nouvel élan pour le mouvement. Soumis au vote, le blocage de l’université a été une nouvelle fois rejetté.

Orienter la contestation vers d’autres combats.

Si les étudiants mobilisés ont pris acte de la promulgation de la réforme des retraites, ils ne veulent pas arrêter le combat pour autant, soulignant que leur contestation dépassait largement la simple question des retraites.

Outre la mobilisation nationale du 23 novembre, certains ont appelé à soutenir les salariés de Molex qui se réunissent jeudi devant l’hotel de Police. Après Denis Parise, ancien secrétaire CGT de l’usine de Villeneuve-sur-Tarn, c’est en effet au tour de Guy Pavan d’être entendu ce jeudi par la police. On reproche aux deux leaders syndicaux d’avoir retenu dans leurs bureaux deux dirigeants de l’usine les 20 et 21 avril 2009. Ces derniers avaient alors porté plainte pour “sequestration”.

L’assemblée générale a également appelé à manifester contre les anti-IVG ce samedi. Comme pour montrer que si la mobilisation contre la réforme des retraites a echoué, les combats sociaux demeurent encore nombreux…

Brice Gravelle