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Les transports à Toulouse

Les étudiants jugent les transports à Toulouse

Publié le : 9 novembre 2010

Avec plus de 100 000 étudiants, Toulouse a été élue cette année la ville de France où il fait meilleur étudier. Les jeunes représentent une grande part des usagers des transports en commun. Nous avons demandé à quelques étudiants toulousains comment ils se rendent à l’université, et ce qu’ils pensent des transports à Toulouse.

Agnès, étudiante en Sciences Politiques à l’Arsenal
J’habite aux Carmes, et pour aller à la fac, je prends le bus quand il pleut. Et s’il fait beau je vais à vélo. Mais alors là, c’est le parcours du combattant. Je dois d’abord traverser la rue Alsace-Lorraine sans me faire accrocher par une voiture. Ensuite, je prends les boulevards, et là il y a encore les coups de klaxon des bus qui veulent me doubler ou qui me dépassent à toute vitesse. La plupart des pistes cyclables que j’emprunte sont partagées avec les bus, ce qui peut être vraiment dangereux. Il y a encore des progrès à faire en ce qui concerne les aménagements pour les cyclistes.

Guillaume, étudiant à Paul-Sabatier
Je suis très content des transports en commun qui existent à Toulouse. Pour ma part, je trouve que ma faculté est très bien desservie, je m’y rends tous les jours en métro. Avec l’abonnement à dix euros par mois, c’est pratique et économique ! La station est juste en bas de chez moi et m’amène au pied de la fac, donc c’est très rapide. Je fais cela depuis le début de mes études et j’en suis très satisfait.

Anjela, étudiante en relations internationales au Mirail
Je suis en master 2 au Mirail, et comme j’habite en cité U à l’Arsenal, je vais à pied jusqu’à la station Capitole et je prends le métro direction Basso Cambo. Pour aller au Mirail, c’est très pratique. Mais par contre, le soir, ça manque vraiment de transports, tout s’arrête très tôt. Et surtout, je ne comprends pas pourquoi les vélos Toulouse s’arrêtent à 2h du matin. Ce serait bien qu’il y ait plus de transports la nuit. Pour moi, qui habite dans l’hypercentre, ce n’est pas trop embêtant. Mais pour des amis qui habitent plus loin et qui parfois veulent venir en ville et ne peuvent pas, ou qui ont du mal à rentrer chez eux en fin de soirée, ça serait plus simple.

Céline, étudiante à l’IPEALT (Institut pluridisciplinaire pour les Etudes sur l’Amérique Latine)
J’ai déménagé cette semaine, à cause du manque de transports pour relier les villes périphériques à Toulouse. J’habitais à Portet-sur-Garonne, et pour aller à la fac, je prenais le bus puis le métro. Le matin je mettais environ 40 minutes, mais le soir pour revenir chez moi c’était beaucoup plus long. Dans la journée, j’arrivais à me débrouiller, même si je perdais beaucoup de temps. Mais le soir, si je voulais sortir, c’était impossible. Le dimanche c’était aussi très pesant, il n’y a qu’un bus qui fonctionne, et il passe seulement 3 ou 4 fois dans la journée. Si je voulais aller au marché à Toulouse le matin, je devais attendre 16h pour revenir à Portet. Maintenant, j’habite dans le centre ville de Toulouse, du côté de Jeanne-D’Arc, et du coup je vais en métro à la fac. Je mets environ une demi-heure, c’est beaucoup plus pratique.

Clément, étudiant en droit à l’Arsenal
Lorsque je suis arrivé à Toulouse pour mes études, j’ai été obligé d’habiter au centre ville car la ligne B du métro n’existait pas. Du coup, c’était un peu la galère d’aller habiter plus loin. Depuis que le métro a ouvert et notamment la station de Compans-Caffarelli, j’ai déménagé un peu plus loin, aux Minimes, pour payer un loyer moins cher. Je trouve que grâce au métro, la faculté du centre ville est bien desservie pour les gens qui n’ont pas d’autres possibilités pour se déplacer.

Charlène, étudiante en licence professionnelle Assurances
Je n’ai pas le choix, je dois venir en voiture pour aller en cours. Là où j’habite, les transports en commun ne peuvent pas m’amener directement à mon école qui se trouve dans le quartier de Compans-Caffarelli. Du coup, c’est plus pratique car je viens directement mais le problème c’est qu’il y a très peu de places gratuites pour se garer et parfois je passe pas mal de temps à chercher. J’ai aussi appris que, bientôt, l’intégralité du quartier allait devenir payante avec des horodateurs, donc je devrais me garer plus loin.

Elsa Dutaut, Nolwenn Quioc