Pour les vacances, j’irai dormir sur ton canapé
Le couch surfing, une manière originale de voyager pas cher et de faire des rencontres ? Pourquoi pas, à condition de rester vigilant, et pas seulement quand on est une fille. Pour comprendre le déroulement d’un voyage de couch surfer, récit d’une expérience. Une amie m’annonce : « Je vais à Naples faire du couch surfing chez un Polonais. » Du quoi ? Elle m’explique : « Cela consiste à dormir gratuitement chez quelqu’un, littéralement sur son canapé. Les personnes qui veulent recevoir et/ou voyager s’inscrivent sur un site spécialisé sur Internet. Les hôtes t’accueillent comme ils peuvent et si l’entente passe bien, ça peut devenir génial ! Sinon, tu auras toujours économisé l’hôtel. » Pourquoi pas après tout ? C’est décidé, je l’accompagne. L’appartement est un peu délabré mais il y a tout le nécessaire. A moi la vue sur le Vésuve, les monuments, les histoires de mafia et surtout les pizzas napolitaines. Le Polonais nous fait visiter la ville. Il parle non seulement polonais, anglais et italien, mais même latin. Bartesh accueille aussi un Américain venu découvrir le pays natal de son père. Et il est en colocation avec une Roumaine. Une tour de Babel où la communication est rendue possible grâce à la bonne volonté de chacun.
La règle est simple : pas d’argent
Nous ne pouvons partir sans remercier. Mais la règle est simple : pas d’argent. Alors, la veille de notre départ, nous offrons une bouteille de vodka et quelques spécialités locales. Le lendemain, en gare de Naples, Bartesh reste sur le quai. Il attend deux nouveaux arrivants : deux frères sourds-muets. Finalement, quand il s’agit de squatter un canapé, les problèmes de langue sont bien secondaires !
Leïla Capiaux


