Opération Campus

Plan Campus : et Toulouse alors ?

527 millions d’euros, voilà une somme colossale ! Ce sont les étudiants toulousains qui vont être contents puisque c’est le budget que l’Etat a décidé d’accorder pour le plan Campus de la ville rose. Sélectionnées parmi les douze sites français en projet de réaménagement, les universités toulousaines devraient bientôt faire peau neuve.

L’université Toulouse Capitole

Que fait-on avec tout cet argent ?

C’est la question que l’on peut se poser aujourd’hui. Quels sont les travaux prévus ? Pour l’instant au programme, ce sont les pôles de Rangueil et du Capitole qui devraient bénéficier le plus du Plan Campus. En effet, la remise à niveau des bâtiments de l’université Paul-Sabatier est prioritaire et devrait recevoir les deux-tiers du porte monnaie. Tout le monde se bat pour que cette faculté tende à devenir l’épicentre d’un grand pôle de recherches scientifiques (avec l’Insa, le CNRS, le Cancéropôle et les écoles d’aéronautique et d’ingénieurs). Deuxième chouchou pour l’opération : le Campus Capitole. L’université des Sciences sociales va enfin se doter d’équipements sportifs et médicaux qui lui manquaient jusqu’à présent.

Autre projet : ramener le cœur des facs au centre ville. Le but ? Créer un véritable arc culturel en rénovant les bâtiments des allées Jules-Guesde. On y retrouverait alors un accueil pour les étudiants de toutes les facultés, le siège du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur… A deux pas de là, rue Sainte-Catherine c’est une cité universitaire internationale qui devrait sortir de terre, avec, dans son prolongement, la réhabilitation de la prison Saint-Michel en centre d’art et de culture… tout un long programme qui semble sans fin.

L’UT1 bénéficiera du Plan Campus

Qui paye ?

Avec 350 millions d’euros débloqués au départ par l’Etat, le budget était déjà important. Mais c’était sans compter sur les collectivités locales qui ont décidé d’investir elles aussi. 550 millions sur les cinq prochaines années. Un chiffre pharaonique qui prend en compte 25 millions de la part de la Région, du Département et de la Mairie mais aussi 2 millions du Sicoval et toutes les autres interventions que pourront prendre en charge les collectivités.

Ajoutez à cela les 175 millions ajoutés par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, récemment et le compte est bon ! Tant d’argent engendre de grandes ambitions : Toulouse aimerait se hisser parmi les meilleurs pôles universitaires de France, les dix meilleures d’Europe et être connue mondialement. Les travaux devraient commencer d’ici peu, mais un long chemin reste à parcourir…

Elsa Dutaut