Nicolas Brosse : "J’ai toujours mené études et rugby de front"
Publié le : 8 décembre 2010Ancien pilier de l’équipe universitaire de l’équipe de rugby de Paul-Sabatier, Nicolas Brosse, 22 ans, a rejoint l’université du Mirail, où parallèlement à sa carrière en Pro D2 à Colomiers, il prépare le concours de professeur des écoles. Rencontre avec un sportif qui ne conçoit pas de tenter sa chance dans le sport de haut niveau sans suivre des études en parallèle.

- Nicolas Brosse a rejoint les rangs des sportifs de haut niveau du Mirail
Univers-cités : Comment parviens-tu à concilier rugby et études ?
Nicolas Brosse : J’ai toujours mené études et rugby de front. Je souhaite avoir un métier car en rugby, la carrière professionnelle commence tard et s’arrête tôt. Il y a le risque de blessure donc il faut une sécurité professionnelle. Mais pour moi, professeur des écoles, c’est une véritable vocation, donc je ne lâche rien.
Ton emploi du temps n’est pas trop chargé ?
C’est une organisation, un rythme à prendre. Je suis en pôle espoir depuis la Première. J’ai préparé un Bac S avec un voire deux entraînements par jour. Il faut être bien organisé mais aussi faire des sacrifices. La vie étudiante n’est pas la même, il y a moins de sorties et on profite moins des soirées. Le temps que j’ai pour moi est utilisé pour le repos ou le travail solaire. En tout cas, je pense que ça m’a fait grandir plus vite de devoir mener plusieurs choses de front.
Quelles sont tes échéances dans le domaine universitaire ?
J’ai l’écrit de l’IUFM en septembre 2011 et l’oral en juin 2012. Entre temps, j’ai un master à valider avec un mémoire de recherche et des certificats en langue et en informatique à obtenir.
Quels sont tes objectifs sportifs et ceux de ton club ?
Le club de Colomiers est en pro D2 depuis quelques années, il est remonté il y a peu de temps, donc c’est assez difficile. Nous avons un petit budget par rapport à d’autres clubs. L’objectif c’est le maintien. Pour ma part, je suis pilier, un poste où on évolue à long terme, qui nécessite une certaine maturité physique qu’on atteint vers 25 ans. Actuellement, j’évolue dans l’équipe espoir des moins de 23 ans, l’anti-chambre de l’équipe première. Mon objectif est d’intégrer l’équipe première d’ici la fin de l’année, pour obtenir le statut de professionnel.


