Midi-Pyrénées : quand le cinéma booste le tourisme
Publié le : 12 avril 2010
Vous rappelez-vous l’explosion qui a ravagé le Capitole l’été dernier ? Si cela ne vous dit rien, n’en regrettez pas pour autant vos vacances chez votre grand-tante : il ne s’agit que de cinéma et d’une scène du film des Frères Larrieu, Les derniers jours du monde, tourné à Toulouse en 2008.
L’année dernière, le Conseil régional a participé à la production de 30 documentaires et 27 œuvres de fictions. Pour attirer producteurs et réalisateurs, l’institution s’est dotée de deux commissions d’accueil de tournages et a doublé ses aides au secteur audiovisuel. Ces efforts portent leurs fruits : « Le nombre de jours de tournage a explosé, passant de 91 en 2005 à 525 en 2009 », se réjouit Benoît Caron, responsable du service audiovisuel pour la Région.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la Ville rose n’est pas la star en Midi-Pyrénées. « Il y a quelques tournages à Toulouse, mais les projets les plus importants sont filmés à l’extérieur, en Aveyron, en Ariège ou dans le Gers », affirme M. Caron.
Et 2010 promet d’apporter son lot de stars : Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin, ou encore Josiane Balasko jouent dans les six fictions en tournage en ce début d’année.
« Un investissement à long terme »
824 000 euros. C’est ce qu’a rapporté à la Région le film de Michel Boujenah, Les trois amis, filmé à Toulouse en 2006. De telles retombées économiques expliquent en partie les efforts du Conseil régional : « Tous les projets susceptibles de générer du travail sont les bienvenus », explique M. Caron. Mais le vrai apport d’un film ne se compte pas en euros : une image de marque n’a pas de prix. Le bonheur est dans le pré, d’Etienne Chatillez, a eu de considérables répercussions touristiques pour le département du Gers. « Même si l’intérêt pour les lieux du tournage a bien diminué depuis 1996, la notion d’art de vivre véhiculée par le film persiste. C’est un investissement à long terme », explique Anita Franceschin, responsable de la communication de l’Office de Tourisme. A l’époque, le titre du film a même inspiré le plan de communication du Conseil général. « Le bonheur est dans le Gers, et ce n’est pas du cinéma ! », pouvait-on lire un peu partout. A quand une récompense pour le meilleur rôle décerné à la région Midi-Pyrénées ?


