Mais qu’est ce que le TAB ?
Publié le : 16 novembre 2010TAB... trois lettres qui symbolisent bien des choses à l’Université Toulouse Capitole (UT1)... Pour y voir un peu plus clair, Univers-Cités a rencontré une de ses responsables, Fany Declerk.

Univers-Cités. Si l’on devait définir TAB ?
Fany Declerk. TAB, c’est Toulouse Art Breaker, il s’agit de l’espace culturel d’UT1, qui est directement rattaché au cabinet du Président de l’Université, Bruno Sire. Nos deux missions principales sont simples : la première c’est de la programmation, elle se veut toujours avec une vraie esthétique artistique et pas du tout de "l’entertainment". La seconde mission est du soutien à la création étudiante, pour cela nous avons mis en place un programme qui s’appelle « Live From Art Breaker ». L’idée : quand les étudiants ont une activité en dehors de leurs études - du théâtre, du dessin, de la musique, de la danse etc - on les aide à se professionnaliser. Pour les musiciens par exemple, il y a un collectif, le Petit Cowboy, qui vient faire les captations image et son, les groupes peuvent les utiliser sur leur propre support de communication, MySpace, Facebook, etc. Cela leur crée une carte vidéo professionnelle.
Comment les programmes sont-ils choisis ?
Au Toulouse Art Breaker, ce ne sont pas que des instances dirigeantes qui choisissent la programmation. Cette année a été mis en place un groupe relais qui pour l’instant est composé de sept étudiants. L’idée c’est que ce soit aussi les étudiants qui nous fassent des propositions aux responsables que nous sommes. Cela doit quand même rester le centre des étudiants, donc on s’est dit que pour garder ce lien et pour se faire critiquer, il était très important qu’il y ait ce groupe. C’est un groupe qui est en constitution donc si des étudiants veulent y participer ils sont les bienvenus.
Quels sont les projets en cours ?
A partir du 25 novembre, il va y avoir, dans le cadre du festival de Scènes de Rentrée, une troupe de théâtre qui va venir sur le campus, il s’agit d’un spectacle itinérant sur toute la journée, que ce soit dans les restaurants universitaires, les bibliothèques, dans des cours, dans des amphis, dans les lieux communs de discussion. Le 30 novembre il y aura aussi une lecture musicale, à la bibliothèque Garrigou, il y aura un lecteur et deux musiciens, une guitare et un violon, qui vont lire des textes et les mettre en musique. Notre plus gros projet est le festival Electric Artyland, qui commencera le 11 avril, on pourra alors assister à plusieurs colloques sur le rock mais également des concerts, projections, rencontres et expositions à la Médiathèque José-Cabanis et aux Abattoirs. Les expositions porteront sur la relation entre les arts et le rock, les productions artistiques des musiciens. Le parcours rock qui aura lieu en février prochain s’inscrit dans le cadre de ce futur festival.
Y a t’il des collaborations inter-universités ?
Au niveau du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, ndlr), il y a également un pôle culturel, qui est en charge de mettre en place des collaborations et de coordonner le tout. Donc certains des projets que l’on monte ici à l’UT1 sont re-basculés sous le chapeau du PRES, pour être justement ouverts à toutes les universités. Par exemple, en février, on a mis en place un parcours rock sous la forme de quatre rendez vous le mardi de 18h à 20h qui auront lieu en dehors des universités, on va exporter ces activités dans des lieux d’art qui ne sont pas forcément connus des étudiants. L’objet de ces rendez vous sera de mieux appréhender cette histoire du rock et de la ville de New York de 1965 à maintenant. Ce parcours gratuit et ouvert à tous les étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur de Toulouse.


