"Les cèpes d’été sont excellents"
Publié le : 17 novembre 2009Les champignons passionnent les gourmands, mais attention à ne pas se tromper car parfois les ressemblances sont troublantes ! L’exposition qui a eu lieu à la faculté de pharmacie de Toulouse, le week-end du 7 et 8 novembre, a rassemblé pas moins de 708 visiteurs en deux jours. « Il y a environ 200 spécimens dans la salle », annonce avec fierté Louis Chavant, président de l’Association de mycologie de Toulouse (AMT). Une exposition qui se veut interactive puisqu’un jeu a été organisé pour tester les amateurs. Cinq champignons devaient être reconnus parmi les nombreuses espèces présentes pour pouvoir participer à un tirage au sort.
Pour rassembler les 200 espèces de champignons exposés, seulement deux sorties à la Montagne noire ont suffi. Il faut dire que l’AMT rassemble pas moins de 200 adhérents, allant de l’étudiant au retraité. Une soixantaine de personnes viennent régulièrement participer aux sorties organisées tout au long de l’année. « Les cèpes d’été sont excellents mais il faut les cueillir jeunes car ils ont tendance à être véreux » signale Marianna Mumerelto. Elle est entrée dans l’association sous le conseil de sa nièce pharmacienne. Depuis elle est devenue une vrai spécialiste : « On a la loupe, le bouquin, ça demande du travail fréquent pour réussir à bien les identifier. La loupe sert à voir les petits détails comme les pointillés sur le pied ou les marges striées sur le chapeau. ».
Durant ces balades, les anciens forment les nouveaux. Pour ces passionnés, il s’agit de toucher les champignons, de les sentir et d’être au contact de la nature. D’ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, Marianna Mumerelto confie ne jamais en avoir beaucoup mangé, ce qu’elle aime avant tout c’est le plaisir de partager. Quant au fondateur de l’association Guy Durrieu, professeur de botanique et de mycologie, il se rappelle avec nostalgie d’un repas avec pas moins de 22 espèces de champignons. L’association s’est créée dans les années 70’ d’une manière assez naturelle. « Après 68, la formation continue a commencée. Je ne voulais pas qu’elle possède seulement une utilité professionnelle mais qu’elle ait une dimension culturelle », se rappelle Guy Durrieu. Il a donc donné des cours du soir aux amateurs et l’association est née. Les champignons récoltés sont ensuite utilisés pour les travaux pratiques des étudiants en pharmacie, tissant ainsi un véritable lien entre l’association et la fac.




