L’an 1 de Pierre Cohen à la mairie de Toulouse
Le premier bilan de la nouvelle municipalité
Publié le : 20 mars 2009En avril dernier, Pierre Cohen succédait à Jean-Luc Moudenc à la mairie de Toulouse, remportant le Capitole d’une poignée de voix. L’arrivée du maire socialiste à Toulouse était vue par certains comme une surprise électorale, par d’autres comme un aboutissement normal dans un paysage politique local marqué clairement à gauche. Une fois passé l’enthousiasme de la victoire socialiste historique, l’essentiel était pour Pierre Cohen de répondre aux attentes, de rassurer les inquiets et de prouver qu’il n’était pas là par hasard.
Bien qu’il soit peut-être trop tôt pour pouvoir tirer un premier bilan après seulement une année de mandat, les premières impulsions données par Pierre Cohen laissent présager des orientations de sa politique.
Très chers transports
La question des transports en commun, qui fut au cœur de la campagne municipale, se révèle le sujet le plus épineux du début de mandat du nouveau maire. Le SMAT (Syndicat Mixte de l’Agglomération Toulousaine) qui gère Tisséo n’a pas encore rentabilisé le coût de construction de la ligne B. Endetté à hauteur d’un milliard d’euros, le Syndicat mixte doit également faire face au coût exorbitant de Vél’ô Toulouse qui, selon les mots de Stéphane Coppey, le président du syndicat, est « complètement déficitaire ». La question des transports devient donc délicate à l’heure où l’on parle de la création de lignes de tramway. Ayant fait la promesse de garantir la gratuité des transports aux moins de 25 ans, Pierre Cohen a dû pour le moment y renoncer.
En revanche ce que l’on peut d’ores et déjà saluer dans ce début de mandat c’est la volonté portée par Pierre Cohen de faire de Toulouse une capitale de culture de rang européen, à l’image de Lille ou Cologne. (voir par ailleurs).
Au cours de ces douze premiers mois, Pierre Cohen s’est attaché à mettre en place une des promesses de campagne qui lui tenait à cœur : la démocratie locale. Des « Assises de la Culture » aux réunions de quartier, c’est la volonté d’impliquer les Toulousains dans les prises de décision qui s’est réalisée (voir par ailleurs).
Passage à la communauté urbaine
A l’actif du bilan de Pierre Cohen au cours de cette première année figure le passage du Grand Toulouse de la Communauté d’agglomération à la Communauté urbaine. Depuis le 1er janvier 2009, le Grand Toulouse a atteint le degré le plus haut de la coopération intercommunale en devenant la 4ème communauté urbaine de France en terme de population. Outre l’élargissement des compétences existantes tels que le développement économique, les équipements culturels, les transports urbains ou encore l’habitat, le Grand Toulouse se dote de nouvelles prérogatives : voirie, eau, urbanisme...Ce transfert de compétences donne notamment au Grand Toulouse la responsabilité nouvelle de mener à bien la gestion des prochaines ZAC du nord-est toulousain (Zone d’Aménagement Concertée) prévues pour accompagner le succès de l’Airbus A380.
Au moment de célébrer la première année de Pierre Cohen au Capitole, force est de constater que de nombreux chantiers ont été ouverts. Il reste maintenant à l’équipe municipale de les mener à bien. Il leur reste cinq ans. Rendez-vous pris en 2014.


