Le monocycle, déclinable à l’envie

Trial, Basket-ball, Hockey, athlétisme… Les disciplines sportives auxquelles on peut s’adonner avec un monocycle sont nombreuses. Révolue, l’époque où l’univers du monocycle se cantonnait à celui des pistes de cirque. L’engin donne lieu à de nombreuses compétitions sportives. Depuis la première coupe du monde organisée à New York en 1984, le nombre de pratiquants ne cesse de grossir.


Sport extrême à la place Saint-Georges
envoyé par UNIVERSCITE

Exigeant un peu de pratique, le monocycle se révèle très maniable. Il permet un nombre presque infini de figures. Si les débutants se concentrent sur la marche avant pour trouver l’équilibre, les sauts, jusqu’à 360°, promettent de bonnes sensations. Tout aussi impressionnant, le wheel walking consiste à faire rouler le monocycle en posant les pieds sur le pneu, sans toucher les pédales. Dans tous les cas, les protège-tibias sont de rigueur.

A chaque catégorie sportive son monocycle. Sur les longs trajets, il vaut mieux opter pour un grand diamètre de roue, soit 91 cm. Beaucoup moins volumineux, le monocycle trial est plus solide avec un pneu plus large. Une poignée peut être fixée au bout de la selle pour faciliter les sauts. Dans un registre fantaisiste, la « girafe à roue » est un modèle dont la particularité est d’être composé d’une selle surélevée et d’une roue entraînée par plusieurs autres roues qui se touchent. Existent aussi le « kangourou », un monocycle simple dont les pédales ne sont pas opposées ou « la roue ultime », un modèle sans selle.

A Toulouse, on trouve un des plus grands monocyclistes français : Benjamin Guiraud, alias Yoggi. Devenu champion du monde trial à Tokyo en 2004, il est aussi connu pour d’autres prouesses sportives, comme la montée des marches des deux premiers étages de la Tour Eiffel en monocycle. Aujourd’hui retiré de la compétition, il a monté une marque de monocycle. Dans sa lignée, d’autres jeunes sportifs toulousains laissent espérer de belles performances futures, comme Gaby Costes.

Bientôt une équipe de mono-basket ?

Malgré tout, le monocycle est encore peu développé à Toulouse. D’où l’idée d’organiser les rencontres du dimanche, place Saint-Georges, de 18 à 21 heures, pour que pratiquants débutants et confirmés se rejoignent. Le tout dans un esprit de convivialité. Il s’agit d’expliquer les techniques de base aux novices et de créer une nouvelle synergie autour de ce sport. Ce sont du moins les objectifs que se sont fixés les initiateurs de la rencontre, un petit groupe de monocyclistes motivés. Y aura-t-il bientôt une équipe de mono-basket ou de mono-hockey à Toulouse ? Peut-être, s’ils parviennent à trouver suffisamment de joueurs pour former une équipe. Affaire à suivre.

Agnès Gontier, Lise Monteillet, Lucie Dupin