Le cinéma latino inaugure le printemps toulousain

Pour leur 21ème édition, les Rencontres Cinémas d’Amérique Latine, qui se dérouleront du 20 au 29 mars prochain, promettent une nouvelle fois d’être riches en découvertes et en festivités.

Née en 1991, l’Association des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse (ARCALT), trouve son origine dans une démarche militante. L’ARCALT, créée par 5 associations de solidarité avec l’Amérique latine, affiche comme objectif « de faire connaître des cinématographies marginalisées par des circuits de distribution commerciale et de contribuer à leur diffusion. »

Comme chaque année, les 10 jours de projections non-stop feront découvrir des films de tous horizons, longs et courts métrages, documentaires et fictions, multimédia et même premiers films. Au programme de ces 21èmes rencontres, trois thèmes centraux : les 50 ans du renouveau du cinéma cubain, les 10 ans de création de la jeune génération du cinéma argentin et le cinéma politique chilien post-dictatorial.

Des rencontres festives

Attention à ne pas se méprendre, ce festival n’est pas qu’une succession de projections, les événements sont nombreux et variés. « Il y a accès libre à pleins de concerts, de parades, de spectacles et les apéros aussi sont nombreux. » Pour Juliette, stagiaire à l’ARCALT depuis le mois de septembre : « C’est une ambiance très festive et moins guindée que dans certains festivals comme Cinespaña qui se déroule aussi à Toulouse. Les Rencontres Cinémas d’Amérique Latine sont très décontractées. »

La soirée d’ouverture du 20 mars sera à la hauteur de l’esprit festif de ces rencontres. Elle débutera par une parade de marionnettes géantes, et le reste de la nuit sera rythmé par les collectifs toulousains Samba Resille et Blocadaqui, ainsi que par la troupe Tierra Del Sol, passionnée de folklore colombien. Les cortèges se dirigeront alors vers une projection surprise qui se tiendra à 20h30 à la cinémathèque.

Un festival à succès

Au fil des années, le festival grandit et les organisateurs sont de plus en plus nombreux. Ce sont près de 300 bénévoles qui organisent cette nouvelle édition. Forte de son succès, l’association a même engagé, cette année, un quatrième salarié pour faire face à l’ampleur de l’événement.

Pour Juliette, le public aussi s’élargit : « Le festival n’attire pas que des professionnels ou des passionnés de cinéma. Par les concerts il attire les étudiants, par les spectacles il amène des familles, il y a même maintenant des programmes « jeune public » et « scolaire » avec beaucoup d’activités pédagogiques. C’est vraiment un festival accessible à tout le monde, qui permet de rassembler un public très diversifié. »

L’intégralité du programme sur http://www.cinelatino.com.fr

Mélanie Tournadre, Sophie Rahal