Le Tai Chi, un art martial tout en souplesse
Publié le : 13 mars 2009Dernière pratique à la mode chez les adeptes des philosophies asiatiques et des sports de combat qui ne font pas trop mal, le Tai Chi Chuan (ou Taiji Quan) connaît un nouvel essor depuis quelques années à Toulouse. L’association Ombre et soleil fut la première à y donner des cours depuis près de huit ans. Son fondateur, Paul Raab, considère le Tai Chi comme bien plus qu’un art martial : « C’est une recherche et un travail sur soi, qui ont des répercussions sur la vie de tous les jours. »
Contrôle mental et maîtrise du corps
Composé des termes chinois taiji (« faîte suprême ») et quan (« poing »), ce sport se définit comme un arts martial interne. Car contrairement aux arts martiaux orientaux plus connu (comme le kung fu et le karaté) le Tai Chi est une pratique centrée principalement sur le développement du souffle et des points d’énergies du corps (les fameux « chakras ») du pratiquant. Cette discipline fait partie du Wushu, l’ensemble des arts martiaux internes développés en Chine depuis plus de cinq cents ans, qui encouragent et favorisent le contrôle du mental et l’ouverture de l’esprit à travers la maîtrise du corps. Fondé sur la pratique de mouvements fluides et souples, réalisés dans la lenteur et enchainés harmonieusement dans des séquences plus ou moins longues et complexes, le Taiji plaît pour ses vertus relaxantes et reposantes.
Un succès aussi chez les jeunes
Selon Paul Raab, « c’est très bénéfique pour la santé, car de nombreuses zones sensible du corps sont mises à l’épreuve, mais de manière lente et précise. Cela permet une meilleure circulation de l’énergie. » Cet ancien professeur de mathématiques parisien s’est tourné vers le Tai Chi il y a plus de vingt-cinq ans, alors qu’il se découvre le besoin de méditer. S’en suit une longue initiation, qui l’emmène étudier jusqu’à Londres auprès du grand Maître Chu. De retour en France il fonde l’association Ombres et soleil, dont le nom évoque la complémentarité des forces du Ying et du Yang à la base de la discipline.
Aujourd’hui professeur de Tai Chi à plein temps, il donne plus d’une dizaine de cours sur Toulouse à près d’une centaine d’adhérents d’horizons divers. Car contrairement aux idées reçues, le Tai Chi est loin d’être un "sport de vieux ". Pour Fanny, étudiante de 22 ans, d’abord attirée par la synchronisation des chorégraphies, cette discipline exigeante "apprend surtout à bien se maintenir et donne beaucoup de souplesse ". Et les bienfaits du Tai Chi sont nombreux car selon elle, "en sortant du cours on se sent en forme, on a l’impression de vachement mieux respirer" . Pour Paul Raab, le succès du Tai Chi chez les jeunes n’est qu’une demi surprise puisqu’il " favorise la concentration et la distance face aux événements de la vie ", des éléments importants pour de nombreux étudiants.
Mathieu Abadon et Ulysse Gry
Pour plus d’information : www.ombre-et-soleil.asso.fr www.taichi-toulouse.com



