Le Stade Toulousain Baseball revient sur le terrain

Bien que les médias locaux s’en fassent rarement l’écho, le Stade Toulousain Baseball (STB) fait partie des meilleurs clubs français. Alors que la saison reprend le mois prochain, le club espère une nouvelle fois briller dans l’élite…

Depuis 1987, date de la création du club, le STB est toujours en attente du titre de champion de France. Si le club joue régulièrement les troubles fêtes en tête du championnat (une troisième place en 2003 et une demi-finale de coupe d’Europe en 2004), il lui manque toujours un trophée dans sa vitrine.

Pour parvenir à cet objectif ambitieux, le club s’est réorganisé au cours de l’hiver. Alex McCardell, chef d’entreprise américain au club depuis 1997 (d’abord en tant que joueur puis entraîneur) a ainsi pris la présidence au cours de l’hiver avec un objectif précis : devenir l’une des meilleures équipes européennes dans les trois années à venir. Pour cela, la direction a confié à Gérard Leroux les rênes de l’équipe élite avec des compétences élargies au niveau des équipes jeunes.

Autre objectif pour le tout nouveau président des « Tigers » (surnom des joueurs du STB), développer l’intérêt desToulousains pour une discipline encore bien méconnue en France. Véritable institution outre-Atlantique, le baseball ne suscite pas encore l’intérêt des foules en France. Une règle à laquelle n’échappe pas la ville rose, bien plus tournée vers le rugby ou le football.

La nouvelle équipe dirigeante du club est bien consciente de cette réalité. Pour développer l’attrait du baseball, Alex McCardell entend cibler davantage les jeunes en mettant en place des animations autour des matchs. Premiers résultats le mois prochain avec le coup d’envoi de la saison élite…

Le baseball « pour les nuls »

Une rencontre de baseball se joue avec deux équipes qui alternent en défense et en attaque. Neuf joueurs se trouvent sur le terrain en défense : un receveur et sept autres joueurs (quatre dans le champ intérieur : première base, deuxième base, arrêt-court, troisième base, et trois dans le champ extérieur : champ droit, champ centre et champ gauche) répartis sur le terrain pour rattraper la balle, si possible de volée pour éliminer le batteur. Une partie se joue en neuf manches. Une demi-manche prend fin quand trois batteurs sont éliminés. Une manche prend fin quand les deux équipes sont passées en attaque et en défense. En cas d’égalité après neuf manches, on joue d’autres manches pour départager les deux équipes. Par tradition, c’est toujours l’équipe qui reçoit qui passe en attaque après l’équipe visiteuse.

Le but du batteur est, le plus souvent, de frapper un coup sûr afin de progresser sur les bases. Si le batteur parvient sur base avant la balle, il est sauf. Si la balle arrive sur base avant le coureur, il est éliminé. En première base et sur le marbre, il suffit au batteur d’arriver sur base avant la balle. En deuxième et troisième bases, il faut que le joueur reste en contact avec la base, d’où la pratique des plongeons, tête ou pieds en avant, afin d’augmenter la surface de contact avec la base.

Une fois sur base, le batteur devient un coureur. Son but est de progresser vers le marbre. Il devient alors tributaire des coups frappés par ses coéquipiers qui se relaient dans le rôle de batteur, selon un ordre fixé au coup d’envoi. Certains joueurs rapides peuvent également tenter un vol de base. La présence de joueurs sur base permet à la défense d’effectuer un double jeu, voire un triple jeu, c’est-à-dire éliminer sur un même coup plusieurs adversaires.

Un point est marqué quand un joueur d’attaque revient au marbre (quatrième base) après avoir touché les trois autres bases dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Un batteur qui expédie la balle au-delà des limites du terrain est directement crédité d’un point, ou de plusieurs si d’autres coureurs se trouvaient sur base : c’est un coup de circuit (Home Run) que l’on nomme grand chelem quand les bases sont pleines (4 points).

Le lanceur, qui est le premier défenseur, a pour objectif de tromper la vigilance du batteur adverse en lui servant des lancers variés : rapides, glissants, courbes, déviants, etc. Le lanceur vise la zone de prises, rectangle virtuel allant du genou à mi-chemin entre l’épaule et la ceinture du lanceur en hauteur. Le marbre définit la largeur de la zone. Si le lanceur réussit trois bons lancers (prise), le batteur est éliminé. Un lancer en dehors de la zone de prise est une balle. Si le lanceur accumule quatre balles face à un même batteur, ce dernier passe automatiquement en première base : c’est un but-sur-balles. Le batteur doit veiller à bien se contrôler face à une balle. Si sa batte franchit le marbre, l’arbitre considère que le batteur a tenté de jouer la balle, transformant une balle en prise.

L’effort produit par les lanceurs est considérable au niveau de l’épaule et du bras lanceur nécessitant plusieurs jours de repos entre deux matches. Les calendriers prévoyant des cadences quotidiennes, une équipe possède plusieurs (généralement de quatre à cinq) lanceurs partants, ceux qui commencent les rencontres. Les lanceurs de relève sont ceux qui sont sollicités, parfois quotidiennement, afin de terminer les parties. Dans certaines occasions, un même lanceur peut débuter et terminer le match ; on parle alors de match complet. C’est notamment le cas pour quelques rencontres exceptionnelles, tels les matches parfaits au cours desquels aucun batteur ne parvient à atteindre la première base.

(Source : Wikipédia)

Brice Gravelle