Les nanotechnologies
La santé passe-t-elle par le nano ?
Demain, il suffira d’un élément à l’échelle d’un milliardième de mètre pour soigner le cancer, régénérer des cellules du corps humain endommagées, neutraliser la pollution de l’air ou empêcher que la crème solaire ne fasse des traces blanches sur la peau. Cet élément, c’est la nanoparticule, technologie incontournable de la médecine du futur.
Science fiction ?
Ce qui ressemble au scénario du prochain film de Steven Spielberg est bien plus proche de la réalité qu’on le croit. Les nanoparticules font déjà des miracles, notamment dans les cosmétiques : grâce à elles, la crème solaire est résistante à l’eau, les maquillages ont des effets « nacré » ou « lumière », et les crèmes anti-rides lissent encore mieux la peau. On en trouve aussi dans les dentifrices, les vêtements « étanches » ou « absorbants », ou encore dans certains systèmes d’assainissement de l’eau.
Des avancées en médecine
Plus efficaces, plus rapides, permettant de mieux cibler la maladie… Les nanoparticules représentent une avancée considérable pour la médecine. Dans les médicaments, elles aideraient à une meilleure assimilation du produit, pourraient libérer de façon « contrôlée » le principe actif, délivreraient le produit directement dans les cellules humaines d’un organe choisi et seulement dans les cellules qui en ont besoin. Si on en croit le CNRS, certaines nanoparticules pourront bientôt dépister la formation de cellules cancéreuses et traiter la tumeur en la ciblant très précisément (ce qui permettrait des traitements plus rapides et plus efficaces). Elles pourront même être utilisées dans la médecine régénérative, en réparant ou remplaçant les cellules des organes ou tissus lésés ; et sont déjà présentes dans les prothèses en métal. En somme, elles pourront mieux nous soigner et, à terme, nous sauver la vie.
Quels risques pour l’organisme ?
Dioxyde de titane, oxyde de zinc, oxyde de fer, nanoparticules d’or, nanotubes de carbone… ces mots inquiètent autant qu’ils sont difficiles à prononcer. Après tout, ces éléments ne sont pas naturels. Malgré leurs fonctions curatives, peut-on garantir qu’ils ne sont pas dangereux pour l’organisme ? Le site internet du CNRS reste très flou sur le sujet, affirmant que « les risques éventuels tant pour l’environnement que la santé humaine sont loin d’être bien connus ».
Le 5 novembre 2009, un article de Gevdeep Bhabra de l’hôpital de Bristol, paru dans la revue Nature Nanotechnology, insistait sur la génotoxicité de certaines nanoparticules. Autrement dit, ces éléments pourraient endommager l’ADN des cellules humaines et des chromosomes.
Au-delà de cette étude, les risques indirects potentiels sur la santé que représentent les nanotechnologies sont peu ou pas connues. Peut-être en saurons-nous davantage le 19 mars, car un colloque sur les nanotechnologies est organisé à la manufacture des tabacs de Toulouse.
Plus d’informations : http://nanosociete.free.fr/nanosociete/Accueil.html

- Certaines nanoparticules sont soupçonnées de modifier l’ADN des cellules humaines


