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La musique en berne

Publié le : 16 mars 2011

Sale temps pour la musique en France ? Aujourd’hui sont apparues sous nos yeux deux petites news dans le cours sinueux et rapide des dépêches musicales.

D’un côté, la fermeture du label français réputé Institubes. Depuis 2003, Institubes travaillait inlassablement à la découverte de talents, travaillant à les faire connaître du grand public. Entre autres, Surkin, Chateau Marmont et Para One firent la renommée d’un label qui se voulait intransigeant sur la qualité sans être pour autant élitiste. Pourtant, la dévaluation de la musique, une économie en berne et surtout un zapping musical effrayant à la manière de YouTube, sonnèrent le glas des efforts d’Institubes. Le sort en était jeté.

Au même moment, ce matin à 10h pétantes, le duo français de renommée internationale Justice revenait sur le devant de la scène. Mais d’une manière qui en disait long sur l’état de l’industrie musicale en France : par une publicité Adidas. C’est en effet par l’intermédiaire d’un spot publicitaire de la marque aux trois bandes que Justice a décidé de révéler son tout dernier single, Civilization. Comme si la musique, pour être découverte, devait être vue sous le prisme de ce qui se fait de mieux en termes de communication et de marketing. Comme si la musique, pour être appréciée, devait être entraperçue parmi les dizaines de publicités que nous ingurgitons tous les jours sans ciller.

Peut être est-ce le temps, si maussade en ce mercredi 16 janvier, qui m’oppresse et me fait ainsi dire que la musique est mal en point en France. Mais la figure de Nolwen Leroy, hier au Grand Journal, et les résultats des Victoires de la Musique, me reviennent alors à l’esprit. Zaz et Gaetan Roussel, summum de la qualité musicale à la française, viennent alors confirmer alors mon constat dépressif : en France, la musique a peu de jours devant elle.

 

Louis Lepron