La course vers l’espoir de "Verônica"
Publié le : 26 mars 2009Mauricio Farias a voulu donner à "Verônica", une touche d’espoir, et il l’a fait avec brio. Pas évident lorsqu’on sait que le réalisateur brésilien aborde dans son deuxième long-métrage le problème des cartels de drogue, des règlements de compte entre trafiquants, et des policiers corrompus qui sévissent au Brésil.
Indépendante et divorcée, Verônica est institutrice dans une école primaire de Rio de Janeiro. Elle se retrouve un jour obligée de raccompagner chez lui l’un de ses élèves, Leandro, et découvre que ses parents ont été assassinés par des trafiquants de drogue. Le père ayant pris soin auparavant de confier à son fils une clé USB contenant des documents compromettants, elle décide de ne pas l’emmener à la police, ni dans les bureaux des services sociaux. Commence alors la fuite et la peur, une course vers l’inconnu qui va bouleverser leurs destins.
Mère-courage
Verônica, incarnée par l’excellente Andréa Beltrao (l’épouse du réalisateur) porte l’oeuvre sur ses épaules du début à la fin, depuis le titre du film jusqu’à la dernière image. De l’institutrice un peu froide, effrontée et affranchie, elle se transforme en 1h26 en une mère-courage prête à tout pour protéger un enfant qui n’est pas le sien, mais qu’elle apprend à aimer et à défendre au péril de sa propre vie. Et ce sans jamais commettre l’irréparable : « Malgré les sujets abordés dans ce film, j’ai voulu faire un film tout public, sans violence. Verônica ne tue personne, car pour moi elle représente la vie », précise le réalisateur.
Plus qu’un film, c’est une chronique sociale et politique que signe ici Mauricio Farias. Il dépeint avec précision la violence, la pauvreté et la corruption qui règnent au Brésil, sans pour autant tomber dans le documentaire pur et dur : « J’ai voulu faire un film réaliste afin de refléter le fossé existant entre les classes sociales en Amérique latine, mais je voulais aussi y apporter une note positive, et montrer que tout est possible. ». Résultat : on s’emballe, et le cœur palpite jusqu’à la dernière seconde du film, rythmé en outre par une musique endiablée.
[1]Mauricio Farias a voulu donner à "Verônica", une touche d’espoir, et il l’a fait avec brio. Pas évident lorsqu’on sait que le réalisateur brésilien aborde dans son deuxième long-métrage le problème des cartels de drogue, des règlements de compte entre trafiquants, et des policiers corrompus qui sévissent au Brésil.
[1] "Verônica", de Mauricio Farias (Brésil, 2008), fait partie de la sélection officielle des 21èmes Rencontres du Cinéma d’Amérique Latine de Toulouse, dans la rubrique "Coup de coeur".


