La contestation étudiante et lycéenne prend de l’ampleur
Publié le : 13 octobre 2010
Discrets lors des dernières mobilisations, lycéens et étudiants ont effectué leur grand retour dans les cortèges contre le projet de réforme des retraites. Une tendance nationale à laquelle Toulouse n’échappe pas.
Le « péril jeune » redouté par le gouvernement prend forme. Malgré les appels répétés des membres de la majorité à l’encontre des lycéens et étudiants, ces derniers ont manifesté en nombre aujourd’hui dans les rues toulousaines.
Les organisations syndicales lycéennes et étudiantes avaient fait de ce mardi 12 octobre le premier vrai test de la mobilisation de leurs troupes. Lors de la manifestation du samedi 2 octobre pourtant, peu d’étudiants se trouvaient dans les cortèges. Une faible représentation qui n’inquiétait Romain Boix, président de l’UNEF-Toulouse soulignant « la difficulté de mobiliser la jeunesse un samedi ».
Assemblées générales et premières perturbations la semaine dernière
Pour mobiliser une jeunesse absente des dernières journées de mobilisations, les organisations syndicales ont multiplié les initiatives avant la journée d’aujourd’hui.
Une assemblée générale a ainsi réuni jeudi 30 septembre une soixantaine d’étudiants dans un amphithéâtre de l’IEP. Un premier succès pour les organisateurs (l’UNEF et l’AGET-FSE) qui rappelaient que les premières assemblées contre le CPE ou la hausse des frais d’inscription avaient rassemblé un nombre beaucoup plus restreint de personnes.
Le lycée professionnel technique Gallieni avait lui aussi marqué le début de la contestation jeudi dernier. Environ 200 lycéens avaient en effet organisé un barrage filtrant à l’entrée de leur établissement. Un premier tour de chauffe avant la mobilisation d’aujourd’hui.

- Le collectif "Jeune Retraite 31" organisation de syndicats étudiant et lycéens et de partis politiques de jeunes.
« Sarko t’es foutu, la jeunesse est dans la rue »
Si le slogan est repris en cœur par le cortège lycéen et étudiant, beaucoup soulignent la nécessité d’élargir le mouvement dans les jours à venir. « Si on veut faire plier le gouvernement, il faut être présent dans les cortèges avec les travailleurs mais aussi organiser nos propres actions. Les gens sont réceptifs mais craignent parfois de rater les cours », insiste Camille, étudiante en première au lycée Gallieni. Les tendances nationales confirment le grand retour de la jeunesse dans les cortèges.

- Pour faire plier le gouvernement, de nombreux manifestants ont appelé à la grève gén
Des assemblées générales sont déjà prévues mercredi 13 octobre dans les universités toulousaines. Avec l’espoir affiché que le soutien des lycéens et étudiants constituera un levier décisif de la contestation.


