La Haute-Garonne rajeunit le jazz
Publié le : 22 octobre 2009Eteignez votre télévision et retrouvez le sens du rythme, le jazz s’invite en Haute-Garonne pendant sept jours encore. Et cette année, le festival Jazz sur son 31 s´est donné comme mission de séduire toutes les classes, même celles pour qui le jazz n´est qu´une musique de film d’époque. Une création originale, intitulée « Nougaro façon trombone », permet au jeune public de découvrir cette ambiance. « Que ce soit dans des salles en milieu rural ou dans des milieux scolaires, le but est toujours de faire découvrir cette musique aux jeunes, qui représentent le public de demain » explique Philippe Léogé, directeur artistique du festival. « Nougaro façon trombone retourne à la source de l’inspiration de celui qui a fait swinguer, si admirablement, la langue française sur des thèmes de jazz. » Rendre le festival, présent à Toulouse depuis vingt-trois ans, accessible aux nouvelles générations, est un pari altruiste. « Plus qu’une musique, c’est un état d’esprit », souffle Philippe Léogé.
Une semaine à swinguer
Le festival ferme ses portes lundi. Tout au long de la semaine se succèderont des artistes comme le quintet de Jack Dejohnette, batteur célèbre des jazzmen Miles Davis ou John Coltrane, l’éclectique Bill Frisell ou le trio d’André Ceccarelli. Pour le plaisir ultime il faudra attendre le tout dernier jour, le lundi 26 octobre. Assis au chaud dans la Halle aux Grains, vous découvrirez ou redécouvrirez l’impressionnant Sonny Rollins, célèbre saxo ténor. Le slogan du festival, « le plus grand club de jazz du monde » est à l’opposé des petites salles intimistes choisies par l’organisation pour recevoir fans et musiciens de jazz. La manifestation est grande mais le partage reste simple. Jazz sur son 31 redonne à cette musique son style dépoussiéré d’antan, celui où l’on swinguait dans des bars dissimulés et minuscules.
Le festival en version « off »
Autour du festival, il y a le off. Cet « à côté » qui donne à ceux qui n’ont pas pu assister aux concerts la possibilité de participer aussi à la manifestation. Depuis quatre ans a été mis en place l’Automne club, un club dans le festival qui est devenu la marque de fabrique de Jazz sur son 31. Pour Philippe Léogé, « c’est un off sans être un off car les artistes qui se produisent sont aussi des artistes reconnus ». Pour cette dernière semaine, les concerts y sont accessibles pour cinq euros. « On y tient tous beaucoup et on est ravis de voir que des jeunes, qui n’ont pas beaucoup de revenus, viennent voir plusieurs concerts dans la même semaine. » Le jazz s’invite chez les jeunes générations. Croyons en Duke.


