L’auberge toulousaine
La France vue par les Erasmus du Mirail
Publié le : 16 novembre 2010Trois mois après leur rentrée, "Univers-Cités" est allé à la rencontre de quatre étudiants étrangers à Toulouse. Au travers de ce qu’ils apprécient ou non dans le pays de Molière, ils dressent un premier bilan de leur expérience. Et bien souvent, les clichés ont la peau dure.
« Je voulais aller à Montpellier, mais on m’a dit qu’ici c’était plus gai » |
« Les rues sont sales » |
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Veronica, Prague, République Tchèque
Pour Veronica, le bilan est plutôt positif. Elle est arrivée fin septembre à Toulouse, mais d’emblée une chose l’a marquée : « Ici il fait chaud », se réjouit-elle.
De son séjour en France, elle gardera le folklore : « les gens, l’ambiance, la boulangerie ». En revanche, elle s’empressera d’oublier le comportement de certains garçons qui l’abordent trop facilement à son goût dans la rue « c’est vraiment “creepy” (NDLR : flippant) » et son colocataire avec qui le courant ne passe pas. |
Shota, Hiroshima, Japon
Curieux choix pour ce Japonais que celui de faire son mémoire de fin d’études sur l’émergence du Républicanisme dans les Pyrénées. Pourtant c’est bien l’itinéraire de Shota. À la lecture d’un livre sur l’histoire des Pyrénées écrit par un prof de Mirail dont il a oublié le nom, il décide de se pencher sur l’étude de ces montagnes. Deux ans de français plus tard, il débarque à Toulouse pour étudier un semestre au Mirail. En France, il n’aime pas les rues qu’il trouve « sales » et le pain. « Au Japon, on mange du riz à chaque repas, explique-t-il ». |
« C’est bien la vie à Toulouse » |
« Ici j’aime la chaleur des gens. » |
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Dagmara, Katowice, Pologne
C’est la cinquième fois que Dagmara vient en France, elle a à son actif Lyon Paris et Riom. Même si elle ne connaissait que « le nom de cette ville », Toulouse lui semble une cité agréable où il fait bon vivre. « Ici, on fait beaucoup la fête, cette ville vit ». Seul bémol : la résidence du Chapou, où elle habite, beaucoup trop délabrée à son goût.
Comme beaucoup d’étudiants étrangers, à son arrivée au Mirail, elle s’est sentie un peu perdue. « L’inscription est très difficile, explique-t-elle, mais ma marraine m’a beaucoup aidé. » Malgré cela, elle trouve les cours de l’université « beaucoup plus concrets et spécialisés qu’en Pologne » et apprécie que les professeurs fassent des efforts pour l’intégrer. De manière générale, elle reproche à la France les manifestations qui « arrêtent la vie de la ville », et les restaurants qui refusent de la servir après le service. « En Pologne on peut manger quand on veut, mais ici parfois j’ai faim et je ne peux pas manger parce que c’est fermé ! » |
Sébastian, Hambourg, Allemagne
Sébastian est lui aussi un habitué de la France. Il connaissait Toulouse avant de choisir d’y habiter, alors il savait à quoi s’en tenir. D’ailleurs avant la rentrée universitaire, il a pris quelques jours de vacances sur la côte basque. « Ce que j’aime en France, c’est la chaleur des gens. Tous les gens que j’ai rencontrés sont gentils ». Seulement, Sébastian regrette le côté compliqué et tatillon de l’administration française. « Je viens seulement de finir mon inscription, c’est vraiment très dur ici », en ajoutant qu’en Allemagne tout cela est réglé en un formulaire. Sur les raisons qui l’ont poussées à faire son année d’Erasmus à Toulouse, il précise d’emblée : « En premier pour apprendre le français ». Mais son choix pour une ville du Sud, « beaucoup plus vivant que le Nord », laisse présager un semestre festif.
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