Les statistiques sur la piste des étudiants

Publié le : 9 novembre 2010

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les étudiants sans jamais oser le demander…

On ne l’imaginait pas, mais les étudiants sont aussi des objets d’étude. L’Observatoire de la vie étudiante fournit des données statistiques sur ces êtres étranges qui occupent les bancs des universités : combien sont-ils ? qu’étudient-ils ? comment s’insèrent-ils dans la vie professionnelle ? et surtout, comment vivent-ils ?
Créé en 1989 par le ministère de l’Education nationale, l’observatoire a la mission de renseigner l’Etat et les universités sur les comportements et modes de vie des étudiants. De cette façon, les uns et les autres peuvent adapter leurs prises de décisions pour mieux les encadrer et répondre à leurs besoins.
Pour réaliser leurs statistiques, les chercheurs de l’Observatoire de la vie étudiante de l’UT1 utilisent les informations récoltées pendant les inscriptions. Ils peuvent ainsi avoir des chiffres très précis sur les conditions de vie des étudiants et calculer les évolutions dans le temps. Les résultats des études sont publiés sur le site de l’UT1. Elles peuvent être des commandes du ministère ou de l’université, ou à l’initiative de l’Observatoire.

Qui sont les étudiants de l’université Toulouse 1 Capitole ?
On apprend ainsi que les effectifs à l’UT1 sont en nette augmentation ces deux dernières années. Le droit est choisi par 46,2% des étudiants, suivi de loin par les sciences économiques (17,5%). Les Iepiens ne représentent que 8,6% des effectifs de l’an dernier.
A noter également, la majorité des étudiants de l’UT1 sont des étudiantes (58,4 en 2009) et en plus grande proportion titulaires d’un bac ES (39%). Pourtant, ce sont les bacheliers S qui réussissent le mieux en licence (78,6% contre 62% pour les ES). Les femmes et les hommes ont sensiblement le même taux de réussite en licence (avec un léger avantage pour les femmes).
Il semblerait y avoir de plus en plus d’étudiants étrangers (80% de Français contre 87% en 2001) venant majoritairement d’Afrique et d’Asie.
Les étudiants de l’UT1 semblent plus indépendants que la majorité des étudiants français : 68% d’entre eux vivent en dehors du domicile familial, contre 55% à l’échelle nationale. Cependant, l’indépendance financière n’est pas au rendez-vous : si 40% travaillent (emplois en moyenne de 11 heures par semaine et dix mois par an) et que 35,2% sont boursiers, 90% d’entre eux reçoivent de l’argent de leurs parents. Sur le plan national, le taux d’étudiants ayant une activité rémunérée est de 75%.

Mathilde Romagnan