L’« Office de la tranquillité », réponse municipale aux maux des Toulousains

Depuis le 5 octobre, les Toulousains victimes de problèmes de voisinage, violences conjugales ou autres incivilités peuvent s’adresser à un numéro unique, joignable à toute heure du jour et de la nuit : le 3101. Unique en France, cet « Office de la tranquillité », instauré par la nouvelle municipalité, figurait parmi les promesses phares de Pierre Cohen. A l’appui de cette initiative, le maire socialiste a notamment rappelé que le nombre de violences contre les biens et les personnes « a augmenté au premier semestre 2009, avec 22 293 faits de délinquance générale », soit une hausse de 1, 5 % par rapport à la même époque en 2008.

3101, l'Office de la tranquillité Joignables 24h/24, les standardistes de l’« office de la tranquillité » gèrent les tracas quotidiens des Toulousains (photos La Dépêche.fr).

Doté d’un budget annuel de 500 000 € et d’un effectif de 40 personnes, ce standard se substitue au précédent dispositif « Allô Mairie ». Le principe : au bout du fil, un standardiste prend note de la plainte et se charge de la transmettre à la structure concernée - urgences, police ou simple médiateur. « Il n’est pas question de se substituer à tout ce qui est urgence, qui reste de la compétence de l’Etat », précise Pierre Cohen à La Dépêche du Midi. Plus qu’un réel outil de lutte contre la violence, il s’agit donc avant tout d’un instrument de médiation, d’accompagnement social ; en somme un bon moyen pour apaiser les esprits.

Une politique « de gauche » face à l’insécurité

A l’initiative de cette démarche, on trouve un certain Jean-Pierre Havrin : ce colistier de Pierre Cohen, ancien patron de la police toulousaine, fut "débarqué" il y cinq ans par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui adjoint à la sécurité, il prend sa revanche et entend, avec l’« Office de la tranquillité », rétablir à l’échelle toulousaine une politique « de gauche » face à l’insécurité, dans la droite ligne de la police de proximité. « On est parti du constat qu’après 17 heures plus personne ne répond sauf les services d’urgence », a ainsi déclaré Jean-Pierre Havrin, pour qui cette absence de lien « est un facteur aggravant de solitude et d’insécurité ».

Romain Parlier