Paul-Sabatier maître du karaté

Publié le : 13 avril 2011

L’université Paul-Sabatier remporte en championnat de France universitaire de karaté le titre en moins de 60 kg et par équipe, toutes catégories confondues. Avec ses multiples réussites à ces championnats, Paul-Sabatier pourrait bien devenir le vivier des futures stars du karaté.

« Depuis 2003, en championnat universitaire de France de karaté, il n’y eu qu’une seule année où nous ne sommes pas montés sur le podium » déclare Olivier Brignon, responsable de la section karaté de Paul-Sabatier. Cette année ne déroge pas à la règle, puisque le Toulousain Thiam Ousseynou remporte le titre de champion universitaire de France de karaté de 2011 en moins de 60 kg. Sa réussite n’est pas isolée : Paul-Sabatier remporte aussi le titre par équipe, toutes catégories confondues. « La force de Paul-Sabatier c’est de comporter des talents individuels, associés avec un esprit de groupe qui donne envie à chacun de se surpasser, mais toujours dans le respect de l’autre, » affirme Olivier Brignon pour expliquer les réussites consécutives.

La suite ? Les championnats universitaire européens, fin juin, en Bosnie. Champion national universitaire par équipe, Paul-Sabatier y représentera la France. « Le problème, c’est que certains pays, comme l’Allemagne, présentent des sélections nationales dans ce championnat alors que la France, elle, ne peut que présenter l’équipe de l’université gagnante au niveau national » explique Olivier Brignon. La tâche sera alors ardue pour nos Toulousains, notamment pour les dates qui tombent en pleine période de partiels, et donc des révisions qui en découlent...

Gérer le sport de haut niveau et la vie universitaire

Jongler entre les exigences d’un sport pratiqué à un haut niveau et les devoirs qui s’imposent à chaque étudiant : chose impossible ? « Quand je reviens d’un bon entraînement de karaté, je peux tenir jusqu’à deux heures du matin pour me mettre à jour dans mes révisions » explique Thiam Ousseynou, étudiant en statistiques informatiques décisionnelles.

Faire carrière dans le karaté ? « Il n’y a pas de professionnel de karaté qui puisse en vivre. C’est peut-être dû au manque de reconnaissance, notamment au fait que le karaté ne soit pas un sport présent aux Jeux Olympiques » constate le champion. Trouver l’équilibre avec le travail universitaire revêt donc une double importance dans cette discipline.

La rigueur qu’impose de s’impliquer complètement dans un sport, loin d’empiéter sur la vie universitaire, semble ainsi s’harmoniser avec elle. « Trouver l’harmonie avec soi-même et les autres », c’est bien la devise du karaté, comme le conclut Olivier Bignon.

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