Jobs d’été : attention aux mauvais plans

Les jobs d’été, un bon plan pour gagner de l’argent ou une arnaque saisonnière.

Beaucoup d’étudiants veulent travailler pendant les vacances pour financer l’année à venir. Mais cela ne signifie pas accepter tout et n’importe quoi. Les étudiants, rarement très au fait du droit du travail, sont en effet des proies faciles pour certains patrons peu scrupuleux. Attention donc aux emplois alléchants dans les zones touristiques, et notamment dans la restauration où les heures supplémentaires sont fréquentes. A l’image de Marie-Charlotte, 24 ans, étudiante en stylisme : « L’an dernier j’ai travaillé trois mois dans la restauration dans un petit village des Pyrénées. Je travaillais presque 60 heures par semaine mais notre patron refusait de nous payer les heures supplémentaires. J’étais à bout de nerfs car l’ambiance était vraiment mauvaise. Finalement, avec un autre employé, nous avons appelé un inspecteur du travail pour obliger notre patron à nous payer.  » Ces dernières années, beaucoup d’étudiants cèdent au chant des sirènes des pays anglo-saxons, pensant profiter des législations très libérales en droit du travail tout en apprenant l’anglais. Romain, 23 ans, étudiant en pharmacie à Lyon, pensait trouver son bonheur à Londres. « Je suis parti pendant l’été 2005, espérant trouver facilement du travail. Au bout d’une semaine, je n’avais toujours rien et il fallait que je paye mon auberge de jeunesse. Au final je me suis retrouvé à vendre des billets de loterie pour une misère. Quand je suis rentré en France, j’avais moins d’argent qu’à mon départ », confie-t-il.

La pénibilité, un facteur à prendre en compte

Certains jobs présentent une véritable pénibilité physique qu’il ne faut pas négliger. Clément, un étudiant en sciences politiques de 21 ans en sait quelque chose. Il garde un souvenir mitigé de son expérience aux vendanges. « En septembre de l’année dernière, j’ai fait les vendanges au nord de Lyon. L’ambiance était vraiment très bonne mais à force d’être baissé toute la journée j’ai pris un lumbago. Résultat, j’ai dû me payer deux mois de séance de kiné non remboursé par la Sécurité sociale  », explique-t-il.

christophe perron