Les jeunes diplômés, cible des métiers de la sécurité

Publié le : 13 octobre 2011

Samedi 8 octobre, la police et la gendarmerie ont envahi la place du Capitole. La journée de la sécurité intérieure à Toulouse a attiré de nombreux badauds devant les divers stands exposant les métiers de la sécurité, de la Croix Rouge à la police scientifique en passant par la CRS. L’occasion pour ces professions d’attirer de nouvelles recrues.

Je n’ai qu’à passer devant le stand de recrutement de la gendarmerie pour me faire aborder. « Quel niveau scolaire avez-vous ? », me demande l’officier. A l’annonce de mon master 2 Sciences Po, la réaction est immédiate, elle me retire la brochure de gendarme volontaire et me lance sur le métier d’officier : « pour vous, c’est plus adapté ». Et pour les autres ? « Volontaire, c’est pour ceux qui cherchent leur voie, c’est moins bien payé ». En parlant de salaire... Un officier gagne 2 700 euros, sans compter le logement de fonction offert, un cadre administratif 2 100 sans logement, et un sous officier 1 700 euros.

Recrutement massif en direction des jeunes

Cette année la gendarmerie nationale a besoin de 7 500 gendarmes volontaires et de 2 500 officiers et sous-officiers. Pourquoi autant, alors que le budget a baissé de 18% en quatre ans ? « Il y a de plus en plus de délinquants, donc on a de plus en plus besoin de gendarmes », m’explique-t-on. D’un autre côté, il y a de plus en plus d’enfants scolarisés, pourtant 14 000 postes ont été supprimés cette année dans l’Education Nationale, ne puis-je m’empêcher de penser.

Même topo au stand d’à côté, où l’on me propose directement des formations pour devenir commissaire dans la police nationale. Formations rémunérées, bien sûr, à plus de 2 000 euros le mois. De quoi augmenter le pouvoir d’achat de l’étudiant ! Au stand, où je suis bien sûr encouragée dans ma « voie », une femme en uniforme me confie que la plupart des étudiants qui viennent les voir pour des postes de commissaire sont issues de masters de droit.

Le Capitole se révèle donc un bon endroit pour capter les jeunes qui flânent autour de l’UT1, et ce à une semaine seulement de la clôture des inscriptions pour les prochaines formations.

Florence Massena