J’ai testé pour vous... le croissant-Guiness !
Publié le : 28 septembre 2011"Univers-cité"s se devant d’être présent sur tous les terrains, nous ne étions au rendez-vous du match-phare du 1° tour de la Coupe du monde de rugby, à savoir... France - Nouvelle-Zélande. Compte-rendu d’empoignades viriles un samedi matin grisâtre.
Dans la plupart des troquets et des bistrots, aux abords de n’importe quel zinc ou autre guinguette, le samedi matin n’est pas précisément la période la plus agitée de la semaine, exception faite d’un certain type de public. Mais ces temps-ci, comme tout un chacun l’aura remarqué, c’est la Coupe du Monde de rugby, et rares sont les pubs à ne pas être ouverts, particulièrement au pays de l’Ovalie. Il en est ainsi du pub irlandais du De Danu, où se sont retrouvés samedi dernier les fanas de rugby français et néo-zélandais, à une heure qui fait d’ordinaire frémir le commun des mortels. Le rugby exige des sacrifices et encore plus quand il s’agit d’un match France – Nouvelle-Zélande !
Il est un peu plus de 10 h quand j’entre dans le bar, lequel est déjà bondé, m’obligeant à jouer des coudes pour prendre une place à distance respectable du comptoir et de l’écran. Les premières pintes ont été servies depuis plusieurs dizaines de minutes, tandis que les deux malheureux serveurs chargés du service en salle luttent en vaillants combattants pour servir les beans et autres œufs bacon commandés par les rares supporters néo-zélandais présents sur place. A l’entrée des équipes sur le terrain, la ferveur du moment épaissit un peu plus l’atmosphère, un sentiment qui se renforce au moment des hymnes. La Marseillaise est chantée, presque tonnée. J’entends qu’on nous promet « un haka à pleurer », si ce n’est « du respect, de la sueur et de l’audace ». Les valeurs de l’Ovalie sont bien là, elles aussi.
La défaite bravache
Au coup d’envoi, les pronostiqueurs de l’instant s’enthousiasment devant la furia française, pas récompensée pour un sou. Puis vient le premier essai kiwi. Puis le deuxième, et le troisième. Avec un 19-3 à la mi-temps, on pourrait croire que la salle va désemplir à la même vitesse que les verres, mais il n’en est rien. Au contraire, les téléspectateurs sortent fumer leur cigarette un brin enjoués, presque sûrs de leur coup : « De toute façon, on va taper l’Angleterre en quarts, puis l’Irlande, et on prendra notre revanche en finale ! » Tout va bien, alors.
A la reprise, on croirait presque que les joueurs du XV de France ont senti ces appels à la décontraction. Les Bleus marquent deux essais et en encaissent un autre en contre. 37-17, score final. L’addition est sévère, l’enthousiasme, modéré. « Faudra quand même s’accrocher si on veut aller en finale »...


