Elections à l’IEP : l’abstention sort vainqueur
Publié le : 23 novembre 2010Les élections pour la représentation des étudiants au Conseil d’administration de l’Institut d’Études Politiques de Toulouse se sont déroulées mercredi 17 novembre. La liste 2ter Cé obtient 5 des 9 sièges, laissant les 4 autres à l’UNEF. À retenir également la disparition de l’AGET-FSE au sein des représentants étudiants mais surtout un taux de participation très faible. Parmi les étudiants inscrits à l’IEP, seuls 31 % d’entre eux ont pris part au scrutin.
Présenter sa carte étudiante, faire son choix dans un des deux isoloirs aménagés pour l’occasion et glisser son bulletin dans l’urne, la procédure de vote pour ces élections était simple et rapide. Pourtant, les étudiants de l’IEP ont été très peu nombreux à se rendre dans la salle du Conseil pour choisir leurs représentants.
Les étudiants de l’IEP choisissent 9 élus qui siègeront au conseil d’administration de l’établissement. Les 9 sièges se répartissent selon des collèges qui correspondent aux différentes années du diplôme.
Collège 1 : 2 sièges pourvus pour les première année.
Collège 2 : 3 sièges pourvus pour les deuxième et troisième année.
Collège 3 : 2 sièges pourvus pour les quatrième année et les étudiants en Certificat d’études politiques et CPAG.
Collège 4 : 2 sièges pourvus pour les cinquième année, les préparation ENA et Master 2.
Alors comment expliquer une aussi faible implication d’étudiants dont la chose politique est justement l’objet d’étude ?
Déficit d’information…
Il y a des raisons conjoncturelles à cette faible participation. La campagne a commencé relativement tard (le 27 octobre) et les propositions des listes n’ont pas déclenché l’enthousiasme, loin de là. Pour Pierre Boiteux, élu au cinquième collège sur la liste 2Ter Cé, c’est plutôt la communication qui n’a pas été à la hauteur : « Il y a un problème de la part de l’IEP puisque la campagne a été organisée sur la période des vacances et du week-end de 4 jours. La communication a été déficiente avec seulement une annonce sur l’écran en bas de l’IEP. » Mais les syndicats ne sont pas non plus exempts de tout reproche : « Il y aussi un problème de communication à notre niveau. Nous n’avons pas su communiquer de manière efficace aussi, par manque de moyens » confesse Pierre Boiteux. Pour l’UNEF et l’AGET, les forces ont aussi été accaparées par le mouvement de contestation contre le projet de réforme des retraites, reléguant peut-être la préparation des élections au second plan.
…ou désintérêt profond des étudiants
À écouter certains témoignages d’étudiants, il semble que les raisons de l’abstention soient ailleurs. Beaucoup d’entre eux ne sont tout simplement pas intéressés par des élections qu’ils jugent inutiles. À l’image de Clément, étudiant en cinquième année : « Je n’étais même pas au courant des élections. J’ai juste reçu un tract. Je n’ai pas le sentiment que le choix de nos représentants aura une influence sur nos conditions d’études. » Une méconnaissance que regrette Pierre Boiteux. « Au CA, les étudiants représentent 9 sièges sur 30, nous avons donc un réel rôle à jouer. Et nous continuons à nous faire entendre avec la création de la Commission des Études et de la Vie étudiante dont les propositions seront inscrites à l’ordre du jour du CA » conclut, optimiste, l’élu de la liste 2Ter Cé.


