Dix ans de roller à Toulouse

- En dix ans, les randos hebdomadaires sont devenues l’un des rendez-vous de la scène sportive toulousaine.
Roulez Rose, association dont le but est de promouvoir la pratique du roller à Toulouse, a vu le jour en décembre 1999. Trois Parisiens déjà habitués aux rassemblements de rollers dans la capitale ont souhaité lancer le mouvement. C’est comme ça que sont nées les randos rollers qui rassemblent tous les vendredis plus d’une centaine d’adeptes. Aujourd’hui, c’est Stéphane Norca qui dirige l’association. Ce Toulousain a toujours eu une paire de roulettes aux pieds, que ce soit les patins d’enfance, ou plus tard les rollers. De nature joviale, il s’est vite intégré à l’équipe de bénévoles il y a neuf ans, puis petit à petit, a repris le poste de président.
Le roller, rien à voir avec son occupation professionnelle, fonctionnaire au Trésor Public, Stéphane consacre beaucoup de temps à ce sport et rien ne semble l’arrêter, pas même sa fracture de la cheville il y a quelques mois après une chute pourtant simple en rollers. « C’est un moyen de faire du sport tout en contribuant à développer ce sport de glisse à Toulouse », souligne-t-il.
Des bénévoles surmotivés
Le concept est bien rodé ; dès 21h le vendredi, les rollers se retrouvent sur la place du Capitole pour un circuit d’environ 8-9 kilomètres. Au retour de la première boucle, vers 22h30, le second circuit plus musclé prend le départ. Le tout, sous la houlette de l’équipe de bénévoles qui s’affairent à chaque sortie à baliser le circuit pour assurer la sécurité. Roulez Rose propose aussi des sorties mensuelles le dimanche.
L’association jongle aujourd’hui avec une quarantaine de circuits de niveaux similaires. Le ton ne se corse pas au cours de l’année. En théorie donc, on peut se laisser tenter à tout moment sans craindre le manque d’entraînement. Pourtant, Stéphane Norca, avoue qu’ « en hiver, le froid peut repousser certains, ceux qui prennent quand même le départ sont les plus motivés, donc le rythme peut parfois accélérer un peu ». Pour ceux qui souhaitent partir « de la bonne roue », ou encore se perfectionner aux techniques de glisse, des cours sont également dispensés pour tous les âges et tous les niveaux.
Et un des avantages à maîtriser le roller pour Stéphane Norca, c’est de se sentir plus à l’aise sur les autres sports de glisse, notamment le ski, qui partage des similitudes avec la pratique du roller. Mais attention, il ne s’agit pas d’aborder tous les sports à roulettes, parlez du skate à Stéphane, il vous répondra avec malice que le vrai skateur ne s’aventure pas sur les traces du roller et inversement. Même s’ils appartiennent à la même fédération, celle des sports de glisse, chacun leur terrain donc.
10 ans après, les efforts continuent
Lyon, Lille ou encore Le Havre, les randos roller tiennent une bonne place dans le milieu sportif urbain. Pourtant, même si l’association toulousaine compte 300 membres, elle se bat pour faciliter encore plus la vie des « rolleristes ». Stéphane Norca déplore « un manque de reconnaissance pour ce mode de déplacement. Nous voudrions pouvoir emprunter les transports en commun avec nos rollers. Sans statut propre, nous ne savons même pas si nous pouvons rouler sur le trottoir ou sur la route ». Le jeune homme a tout de même fait son choix. Tant que rien ne sera adapté pour les rollers en milieu urbain, le plus sûr selon lui reste encore de rouler sur la chaussée, à une vitesse peut-être inférieure à celle des cyclistes, mais qui représente moins de danger que sur les trottoirs surchargés de piétons.
Plus de renseignements : http://www.roulezrose.com/ L’association Roulez Rose organise régulièrement des randos à thème. A noter vendredi 11 décembre (reportée au 18 décembre par mauvais temps), collecte de jouets (neufs par mesure d’hygiène) que les rolleristes iront déposer à l’hôpital des enfants de Purpan.



