Opération Campus

Deux hommes forts pour l’opération Toulouse Campus : Louis Castex et Jean-Noël Larré

A Toulouse, c’est le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur "Université de Toulouse" (PRES) qui se charge de l’opération Toulouse Campus. Le Président du PRES, Louis Castex, et le directeur immobilier et aménagement du PRES, Jean-Noël Larré ont répondu à nos questions dans un entretien croisé.

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Où en est l’opération Toulouse Campus ?

Jean-Noël Larré : Le projet est en phase opérationnelle. Depuis la réunion du Comité de Pilotage Partenarial du 5 février 2010, deux outils d’aide à la décision pour la gouvernance partenariale du Projet Toulouse Campus ont été diffusés : le Schéma directeur du Logement Etudiant de l’Agglomération Toulousaine et le Schéma directeur Immobilier et d’Aménagement du Grand Sud-Est et du Quartier des Sciences. Les travaux commenceront en avril 2012.

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Qu’aimeriez-vous répondre à ceux qui craignent que le Plan Campus n’amplifie les inégalités entre les universités toulousaines ?

Louis Castex : L’engagement financier provenant de l’Etat et des collectivités territoriales sera consacré à 3 zones géographiques : le Grand Sud-Est, le Centre et le Mirail. Ces trois sites font tous partie du Plan Campus.

Le besoin à Toulouse était fort ?

Louis Castex : Oui, très fort. Les bâtiments n’ont pas été refaits depuis les années 60, ils sont inadaptés, mal entretenus et ne remplissent pas les conditions de sécurité. Nous ne reproduirons pas les mêmes erreurs. Désormais nous prévoyons non seulement la réfection mais aussi la maintenance, au moins pour les vingt-cinq années à venir. Toulouse est une ville attractive, mais le problème est de le demeurer. Les autres régions évoluent également et nous ne devons pas stagner. Il faut renforcer les moyens, fournir un environnement de qualité dans le cadre de travail et ainsi donner envie de travailler.

Quelles sont les ambitions internationales du Plan Campus à Toulouse ?

Louis Castex : Nous voulons renforcer la visibilité des universités sur le plan international, avoir une bannière unique. Ainsi, les étudiants et chercheurs étrangers pourront aisément avoir une idée de ce que l’on fait ici.

Étant donné que le Plan Campus était en premier lieu une initiative gouvernementale, comment s’est-il décidé sur le plan régional ?

Louis Castex  : Le projet a été bâti à 100% ici, dans une totale liberté, sans que le gouvernement s’immisce dans les décisions.

Avez-vous déjà des retours de la part des étudiants et des chercheurs ?

Jean-Noël Larré : En réalité, les travaux n’ayant pas encore commencé, il n’y a pas vraiment de réactions. Néanmoins, les étudiants ont attiré notre attention sur le problème du logement. Désormais, nous savons ce qu’il ne faut plus faire. C’est pourquoi nous privilégierons des logements plus grands puisque le pourcentage de colocations à Toulouse est deux fois supérieur à la moyenne nationale. Nous voulons ranimer les quartiers, penser opérationnel, pallier aux problèmes de vacances dans les logements autant publics que privés notamment à Rangueil et au Mirail. Tous les projets ont pour but de rapprocher l’université et la ville, c’est pourquoi nous travaillons en commun avec la ville.

Louis Castex : Oui, à vrai dire nous aimerions voir l’université « transpirer intellectuellement » sur la ville.

Leïla Capiaux