Retrouvez tous les jeudis la nouvelle édition d’Univers-Cités, le webjournal des étudiants du parcours journalisme de Sciences Po Toulouse

Que fait-on quand on n’est pas en train d’étudier ?

Des loisirs d’un genre nouveau

Publié le : 23 novembre 2010

Que faire en dehors des cours ? Voilà une question que les étudiants se posent tous les ans. À Toulouse, on peut facilement pratiquer le rugby ou la salsa. Mais certains hobbies sont bien plus originaux que d’autres.

Si l’on préfère rester assis mais qu’on est d’humeur joueuse, on peut aussi intégrer une association de jeux de société, comme Ludi’Monde ou Akrojeux. Les soirées organisées les mardis et mercredis soirs permettent de s’amuser à plusieurs sans prise de tête, dans une ambiance bon enfant. L’adhésion à Ludi’Monde est peu coûteuse, avec un tarif réduit de 15 euros annuels pour les étudiants, les retraités et les chômeurs. L’asso compte aujourd’hui 135 membres et pour Zehouar Lafrie, assistant et coordinateur des animations, ce succès s’explique par « une ambiance conviviale et un accueil sympathique ». Il y en a pour tous les goûts, avec des jeux de plateaux ou de cartes, classiques ou plus modernes.

Les activités de stratégie sont idéales pour ceux qui aiment triturer leurs méninges. Mais les clubs d’échecs ou de dames sont en nette baisse de popularité chez les jeunes. Par contre, le Warhammer multiplie les adeptes. Rue Temponières, le novice pourra s’adresser à Benoît, responsable des animations du magasin spécialisé Games Workshop. Cette société d’origine anglaise possède désormais une quarantaine de boutiques en France et commence à s’implanter au Japon.

Mais de quoi s’agit-il ? D’un univers imaginaire médiéval inspiré des romans de fantasy. On joue grâce à des petites figurines, de 2 à 10 euros la pièce, à peindre et à collectionner. Le joueur doit choisir un peuple et constituer son armée pour affronter les autres. Certains regardent ce phénomène avec circonspection, et parlent de "tendance geek". Pour Benoît, ceux qui critiquent font preuve d’un «  manque d’ouverture d’esprit  » et ajoute que « l’idéal reste d’essayer pour savoir si ça plaît ou pas ». En tout cas, les quelques habitués qui s’affrontent amicalement sur la table de jeu semblent passer un bon moment. Certes, l’univers est assez masculin, mais tend à se féminiser.

De nouvelles pratiques naissent tous les ans en France

Au Griffon Noir, enseigne discrète de la rue des Blanchers, on propose une discipline pour le moins atypique : du combat médiéval. Cette pratique est encore exceptionnelle en France, mais elle est plus répandue en Allemagne et en Angleterre. Pour le moment, la vingtaine d’adeptes de la ville rose n’est pas encore constituée en association. Attention à ne pas confondre le combat médiéval avec les reconstitutions historiques ou les jeux de rôles, non non, il s’agit véritablement d’un sport. Mais fort heureusement, les épées sont en plastique.

Avez-vous vu un funambule dans la rue dernièrement ? Il s’agissait probablement d’un adepte du slack, qui consiste à marcher sur un fil souple suspendu à 10 cm du sol. Il paraît qu’une après-midi suffit pour savoir traverser 5 ou 6 mètres. Déjà bien implantée sur la place Arnaud-Bernard, la boutique Skyppy propose toujours de s’initier à d’étranges accessoires. Les plus connus d’entre eux restent toujours les échasses, mais le slack progresse en popularité. En ce moment, Skyppy tente de regrouper les slackers toulousains pour organiser une battle.

Ces quelques exemples, non exhaustifs, prouvent bien que les loisirs étudiants ne se limitent plus au trio classique "cinéma, musique, danse". Il n’y pas à chipoter, depuis quelques années on assiste à une diversification des activités proposées. Même dans les sports praticables au sein des universités : il n’est plus si exceptionnel de pratiquer l’escalade ou le kayak. Une originalité qui fait plaisir à voir !

Leïla Capiaux