Crit 2009 : cuillère et gueule de bois pour l’IEP
Les Toulousains sont revenus avec une grosse fatigue du Critérium. La fatigue physique peut se comprendre après trois jours d’épreuves et de soirées, sans omettre un long déplacement à Lyon. Mais une autre fatigue s’est ajoutée cette année, morale celle-ci, dû à une dernière place un peu rude. On gardera tout de même le sourire au souvenir de quelques moments de panache. Résumé des infos qui sont remontées jusqu’à nous, de manière absolument non-exhaustive et subjective bien sûr !
Les Gorets et les Footeux, bien mais sans plus
Les rugbymen et les footballeurs se sont bien battus durant ce Critérium Lyonnais, les deux équipes sont parvenues à se hisser en demi finale. Bien sûr, les Gorets comme les Footeux nourrissaient d’autres ambitions, mais ces deux troisièmes places constituent des résultats logiques et honorables. Les deux formations ont passé l’étape des poules sans trop de difficultés. En effet, les footballeurs ont assuré le service minimum avec deux victoires par le plus petit des scores (1-0) face à Rennes et Strasbourg. Des matches gagnés sans briller mais qui leur ont permis de se qualifier directement pour les demi-finales. Le parcours des rugbymen toulousains a en revanche été plus chaotique, puisqu’ils se sont imposés facilement face à l’IEP d’Aix (17-3) puis ont perdu sur le fil face aux Lyonnais (11-10). Ils étaient donc éliminés, jusqu’à ce qu’une décision administrative disqualifie l’IEP de Lyon, qui faisait participer des joueurs non-inscrits dans leur école (les fameux mercenaires !).
Mais en demi-finale, l’affaire s’est corsée. Les footballeurs, qui affrontaient Grenoble, ne sont pas parvenus a hausser leur niveau de jeu et à s’adapter aux conditions climatiques dantesques. Ils ont certes fait bonne figure et ont dominé leurs adversaires, mais ont été incapables d’inscrire le moindre but. Ils se sont finalement inclinés sur un coup franc imparable des Grenoblois. Pour les rugbymen, la fin ne fut guère plus glorieuse, puisqu’ils ne parvinrent pas à se soustraire à la domination de l’équipe de Paris qui s’imposa logiquement 13 à 3.
Les filles n’étaient pas au rendez-vous
De leur côté, les équipes féminines de foot et de rugby ont été loin de leur niveau habituel et n’ont donc pas pu tenir leur rang.
Les footeuses se sont inclinées à deux reprises face à Grenoble (3-0) et Strasbourg, le futur vainqueur (2-0). Deux défaites qui ne leur permettaient pas d’espérer une place en demi-finale ou même en barrage. En revanche, les Gorettes ont été un peu plus à leur avantage puisque, malgré une défaite face à Bordeaux lors de leur premier match (4-2) elles sont parvenues à relever la tête dans leur deuxième match et ont étrillé Lyon (6-0). Une belle victoire qui leur permit de finir meilleures deuxièmes et de disputer un match de barrage face à Paris. Malheureusement, pénalisées elles aussi par les conditions climatiques, elles s’inclinèrent 3 à 2 face aux pensionnaires de la rue Saint Guillaume. Une défaite difficile à avaler face à des adversaires largement à leur portée comme l’affirmait Sophie Rahal : « On aurait du les battre car, en toute honnêteté, nous étions meilleures qu’elles. » Un goût d’inachevé qui illustre bien le sentiment général des quatre équipes phares de l’IEP, qui sont passées à coté de leur compétition.
En salle aussi, les maillots roses se sont battus
A l’image des autres, les équipes des sports de salle n’ont pas rendu les armes sans combattre. En basket, les Toulousains ont été vaincus de cinq points par Paris, vainqueur du tournoi. C’est le plus faible écart qu’aient connu les Parisiens pendant le weekend. Dans le duel des saucisses, Toulouse a ensuite vaincu Strasbourg. Avec un effectif réduit (six joueurs), il leur a fallu cravacher en deuxième mi-temps pour remonter les Alsaciens. Le public, nombreux, se souvient encore de ce match comme un coup d’éclat du tournoi. Malgré ce bilan honorable, les Blanc et Rose n’ont pas eu accès aux barrages, la faute à un goal average trop faible. Les filles ont bien bataillé face à Paris et Aix, deux grosses équipes, injouables pour les basketteuses toulousaines. « Il faudra mieux se préparer l’an prochain, mais ca va, on s’est bien données ».
Les volleyeurs, en difficulté pour trouver des salles tout au long de l’année, sont venus « pour se faire plaisir ». Lyon et Lille, renforcées par un public nombreux, étaient certainement de trop grosses écuries pour être battues par Toulouse. Mais les Toulousains ont tout de même gagné un set et forcé les Lillois au tie-break. Un bilan honorable et une bonne ambiance, ils sont donc satisfaits. Côté féminin : une défaite et une victoire en poule, puis défaite en barrage.
Au handball, ceux qui se surnomment les Gl’handballeurs (sans commentaires) ont bien fait le métier également, mais encaissent deux défaites. Les filles se sont montrées un peu plus expertes : match gagné contre Strasbourg, perdu contre Aix, et barrages perdus contre Grenoble.
Un final difficile mais joyeux, à l’image de ce Crit 2009
La grande soirée du dimanche était l’occasion pour la délégation toulousaine de rattraper ses modestes performances du weekend.
Dans le palais des sport de Lyon, les deux dernières épreuves du Critérium - la course de char et surtout le concours des pom-pom girls - devaient permettre à la délégation rose d’éviter l’affront d’une dernière place au classement général. Malheureusement, incapables de présenter un char digne de ce nom, les toulousains se sont rendus sur la ligne de départ en chevauchant un tracteur à pédales… Dans ces conditions, impossible de rivaliser avec les autres équipes et d’espérer autre chose que la dernière place. Une performance sportive pas vraiment à la hauteur mais qui a permis de renforcer le capital sympathie de notre IEP.
Enfin, le concours des pom- pom girls - traditionnellement l’épreuve favorite de l’IEP de Toulouse - n’a pas permis de réhausser le niveau de la prestation générale. Alors qu’elles sont généralement abonnées aux premières places, les pom-pom toulousaines ont dû se contenter d’une triste quatrième place, laissant la victoire aux Strasbourgeoises.
La sanction finale ne s’est pas faite attendre : cuillère de bois pour la délégation venue du Sud-ouest. Ce trophée, qui récompense le neuvième et dernier IEP, fut amplement mérité par les Toulousains qui terminent bien loin des Parisiens, grands vainqueurs de ce Crit 2009. Il s’agit désormais pour les Roses de se remobiliser, afin de réaliser de meilleurs résultat l’année prochaine à Strasbourg.
Jean-Louis Guy, l’âme du Crit
La présence de Jean-Louis Guy est un autre événement dans l’événement. Seul prof à être présent durant le Crit, Jean-Louis en est également la mémoire vivante, avec plus de vingt-cinq participations au compteur. Toujours prêt à offrir des barres de céréales et autres boissons énergétiques, il continue de soutenir les athlètes toutes catégories confondues, jusqu’à les amener à l’hôpital en cas de blessures. Même en jouant le jeu à fond, il sait aussi prendre du recul : « Quand j’entends que des étudiants sportifs ne peuvent pas venir à cause du prix, je me dis qu’on devrait faire beaucoup moins pour les soirées ; parce que le sport, c’est la raison d’être du Crit ». Difficile de conclure de plus belle manière…


