Chômage : faut-il croire les chiffres officiels ?

- Fruit de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC en 2008, le Pôle emploi a comptablisé 2.667.900 chômeurs en février 2010.
« Progressivement les choses s’améliorent » explique le secrétaire d’Etat à l’emploi Laurent Wauquiez pour qualifier l’augmentation plus faible que prévu (0.1%) du nombre de demandeurs d’emploi en février 2010. L’optimisme gouvernemental est cependant loin d’être partagé par tous. Entre les chômeurs non pris en compte par les statistiques et l’arrivée d’un million de chômeurs en fin de droit, syndicats et associations interpellent le gouvernement sur la situation critique de l’emploi en France.
Pour La Coordination des Intermittents et Précaires, il existe une « catégorie invisible des chômeurs découragés de s’inscrire faute de droits ou pour d’autre raisons » qui sont ignorés par les chiffres officiels. La coordination souligne également que « 600 000 à 700 000 chômeurs en activité à temps réduit » c’est à dire inscrits au chômage tout en exerçant un ou plusieurs emplois précaires ne sont pas comptabilisés.
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Pour les associations de défense des chômeurs, des statistiques sur la précarité de l’emploi, davantage que sur le chômage à proprement parlé seraient bien plus révélatrices de la situation actuelle.
Les chômeurs en fin de droit : la précarité en ligne de mire
Autre situation alarmante, l’arrivée d’un million de chômeurs en fin de droits au cours de l’année. Du fait de la situation de leur foyer, 600 000 d’entre eux ne pourront plus ainsi prétendre à aucune aide, les 400 000 restants ayant le droit à certains minimas sociaux comme l’allocation spécifique de solidarité ou le revenu de solidarité active.
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Si le gouvernement promet une solution rapide « en collaboration avec les partenaires sociaux », la précarité semble malgré tout avoir encore de beaux jours devant elle…


