Bleu Blanc Black
Publié le : 12 octobre 2011Qu’elle soit faite de stages ou de cours à l’université, la troisième année à Sciences Po est de celles qu’on n’oublie pas. Pour la leur, François, Estelle, Natacha et Pauline ont choisi la Nouvelle Zélande et la Coupe du Monde de rugby. En van et le sac sur le dos, ils nous racontent leur mobilité aux accents d’ovalie.

Si loin de Toulouse, et pourtant. Il y a comme un air de Sud-Ouest à l’autre bout du monde. Si Pauline et François ont choisi la Nouvelle-Zélande pour leur année dite de mobilité, c’est parce que la Coupe du Monde de Rugby faisait le voyage avec eux. Natacha et Estelle, moins connaisseuses, étaient plus attirées par la beauté des paysages. Mais la Nouvelle-Zélande a ce pouvoir de mettre tout le monde d’accord : l’ambiance festive et la majesté du décor les ont conquis, tous les quatre.
C’est l’histoire d’un coq et d’une fougère…
Depuis le mois de juillet, ils sont en stage à l’école bilingue franco-néo-zélandaise Richmond Road School, en plein cœur d’Auckland. Au pied de la Sky Tower, tous les jours, ils contribuent à enseigner à de petits expatriés de cinq à dix ans ce que signifie vivre en France, parler français et… supporter les Bleus. « J’ai entièrement redécoré ma classe en l’honneur du XV de France. Maintenant, les enfants sont à peu près tous pour la France ». Et ça, Pauline n’en est pas peu fière. C’est d’ailleurs elle, Pauline, qui a soumis l’idée aux professeurs de l’école (eux aussi Français) de faire participer les enfants à la cérémonie d’accueil officielle des Bleus, le Powhiri, selon la pure tradition maorie. « Les enfants ont chanté la Marseillaise devant les joueurs et une foule de supporters, c’était un grand moment », se souvient François.
Il était temps de mouiller le maillot
En France, ils ne les avaient jamais rencontrés. Depuis le début de la compétition, les quatre Toulousains ont pu approcher les champions plutôt XV fois qu’une. Et Estelle est conquise. « Nous étions à l’aéroport pour les accueillir. On a pris des photos avec Alexis Palisson et fait la fête dans un pub avec William Servat. Pauline s’est d’ailleurs fait un plaisir de l’affronter sur un très large répertoire de chansons paillardes ».

Parce que si les joueurs brillent en troisième mi-temps, jusque là, ils n’avaient pas l’air vraiment décidés à mouiller le maillot sur le terrain. « Et c’est dommage, quand on voit l’ambiance qui règne ici », déplore Natacha, « les Français sont venus en masse, à grands renforts de chapeaux en forme de coqs et de baguettes, ils sont partout ».
Et puis les gros bras n’avaient pas dit leur dernier mot. Samedi 8 octobre, les Bleus ont remporté leurs quarts de finale face aux redoutés Anglais. Les centaines de supporters français ayant fait le déplacement, la Guinness et les chansons y sont sans doute pour quelque chose. Ou peut être que finalement, c’est ça, la magie de la Nouvelle-Zélande.


