Retrouvez tous les jeudis la nouvelle édition d’Univers-Cités, le webjournal des étudiants du parcours journalisme de Sciences Po Toulouse

Les étudiants face à l’emploi

Alternance : l’avenir se prépare au présent

Publié le : 12 octobre 2010

Alexandre vient de Tours, il a été pris à l’école d’ingénieur Télécom Bretagne à Brest et a choisi de faire son alternance... à Toulouse. Son but : travailler dans l’utilisation des technologies de pointe. Univers-Cités est allé à sa rencontre.

Univers-Cités - Pourquoi avoir choisi de faire ton contrat d’apprentissage à Toulouse, chez France Télécom ?

Alexandre - Je voulais travailler dans une grande entreprise, car à l’issue de l’apprentissage on a de grandes chances d’être embauché. Une grande entreprise propose des possibilités différentes, donc plus de choix. Et Toulouse, parce c’est une ville étudiante qui fait partie des villes françaises où il fait bon vivre. Ca me fait un contraste avec la Bretagne. Je suis dans deux super régions françaises différentes. C’est une ville où je me verrais bien travailler plus tard ; malheureusement, dans les grandes boîtes il y a un passage quasi obligatoire à Paris...

Comment vois-tu ton insertion professionnelle, une fois diplômé ?

Je suis tombé sur l’année où France Télécom recrutait massivement des apprentis pour combler les départs en retraite trois ans après. Et l’entreprise a annoncé récemment qu’elle embaucherai au moins 50% des apprentis qui travaillent chez eux. Vu que je suis dans l’école classée première ou deuxième des écoles d’ingénieurs en alternance, je ne me fais pas trop de soucis.

Est-ce que le fait que ton école propose de l’alternance a été déterminante pour toi ?

Totalement. Je suis issu d’un DUT et j’ai donc une formation technique. Les écoles d’ingénieurs, c’est surtout de la théorie. L’alternance, ça permet de ne pas passer trois ans à ne faire que de la théorie et de pouvoir appliquer ce qu’on apprend dans un contexte réel. Et puis ça représente tellement d’avantages : salaire, expérience, embauche...

Tu évolues dans un milieu qui te passionne et où les débouchés sont présents. Mais est-ce que tu peux concevoir qu’on suive une voie qui nous passionne, tout en étant conscient que les débouchés sont faibles ?

Personnellement, il me faut un objectif pour avancer. Or je pense que si je savais qu’il n’y avait pas de débouchés au bout de cinq ans d’études supérieures, je n’aurai pas tenu jusqu’au bout car je n’aurai pas eu de motivation pour travailler. je me serai donc réorienté vers une voie qui m’intéresse toujours sans pour autant me passionner.

Marie Deshayes