Berlin, vingt ans de liberté

6 L’un tombe, les autres restent

Le mur de Berlin, et plus généralement le rideau de fer ont représenté la frontière physique et symbolique de division de l’Europe durant la Guerre froide. D’autres barrières se sont érigées à travers le monde au cours du XXè siècle et au tout début du XXIè.

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"Il y a [encore] beaucoup de murs à démonter"

La zone démilitarisée entre les deux Corées représente le dernier mur datant de la Guerre froide Ils sépare le Nord et le Sud sur 240 kilomètres de long et 4 kilomètres de large.

La « Ligne verte » symbolise la partition dès 1964 de l’île de Chypre entre chypriotes grecs et turcs.

Dans les années 1970 en Irlande du Nord, le mur de la paix à Belfast marque le début de la séparation entre quartiers catholiques et protestants sur une quinzaine de kilomètres.

Entre 1980 et 1987, le Maroc dresse un mur de sable dans le Sahara occidental pour lui permettre de contrôler ce territoire.

Le mur de Cisjordanie s’étend sur 700 kilomètres. Sa construction a été décidée par le gouvernement israélien en 2002, la Cour Internationale de Justice l’a jugé contraire au droit international en 2004. Pendant la première Intifada (1987-1993), un premier mur avait été construit autour de Gaza.

La barrière électrifiée du Cachemire construite entre 2002 et 2003 constitue une ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan.

Melilla et Ceuta, enclaves espagnoles au Maroc, entourées de barbelés, sont contrôlées par la garde civile espagnole dans le but de limiter l’immigration vers l’Europe.

Le mur à la frontière américano-mexicaine vise a empêcher l’immigration clandestine du Mexique vers les Etats-Unis ; en octobre 2006, le « Security fence Acte » de l’administration Bush a renforcé les mesures de surveillance.

À lire sur le sujet : A. Novosseloff ; F. Neisse, "Des murs entre les hommes", La Documentation Française, 2007, 35 €

Lucie Dupin