Berlin, vingt ans de liberté
4 Une ligne en pointillé
Publié le : 9 novembre 2009Berlin, vingt ans après. Deux décennies, si long, si court. Berlin 2009, c’est la capitale européenne de la jeunesse, « Pauvre, mais sexy » selon les mots de son maire social démocrate, Klaus Wowereit.
A l’image de la moyenne d’âge de ses habitants, Berlin est une ville jeune. Il suffit de voir la marée de ces jeunes bobos européens venus tenter leur chance dans cette capitale créative. Elle leur offre du rêve, mais peut-être pas de stabilité financière (taux de chômage de 13,9% en mars 2009).
Sans oublier son passé, qu’elle sait regarder en face, la ville se tourne vers l’avenir. Son lifting permanent depuis vingt ans, lui dessine de nouveaux traits de caractère tous les six mois au gré des déplacements des grues de chantier. Que reste-il aujourd’hui des stigmates d’une plaie qui a rongé la ville pendant près de trente ans ? Se rendre à Berlin sans s’approcher des petites parcelles de son mur, c’est comme aller à Belfast sans passer devant les « Murals » …
Pourtant, s’il existe encore un mur dans la tête des générations qui sont nées et ont grandi avec le rideau de fer, les traces physiques de cette frontière s’effacent progressivement dans les nouveaux contours de la capitale. Le Potsdamer Platz, ancien vaste lieu de non droit entre les "deux villes" et symbole de la division, accueille aujourd’hui un centre d’affaire à l’américaine. Les pans de béton longs de 45 kilomètres sur les frontières internes, et d’environ 150 kilomètres entre l’îlot ouest-berlinois et la RDA, sont aujourd’hui concassés pour fabriquer des miettes de souvenirs à touristes.
Quelques unes des dernières marques visibles de cette ligne de séparation...


